Band 
Tome quatrième.
Seite
163
JPEG-Download
 

MK

Immédiatement au-dessus del’étrier du piston, on fixait pardeux vis un petit essieu portantà ses extrémités deux roulettesdecuivrequi allaient dans deuxrainures de fer parallèles et per-pendiculaires, attachées d’unepart à la tablette cpii tient lespieds de la machine, et de l’au-tre à une armure placée à troisou quatre pouces de leurs ex-trémités. CetLe armure étaitcomposée de deux partiesjl’uneliait les deux pieds de devant,et y était attachée parenfour-chement : cette pièce est pliéedans son milieu en Forme d’é-trier; c’est sur cet étrier qu’onmettait le pied lorsqu’on vou-lait remonter le piston. L"autrepartie était faite à trois bran-ches, dont l’axe s'attachait demême au troisième pied, et lesdeux autres, faites eu fourche,assez grande pour y laisser pas-ser le pied , se fixaient à vis etécrou aux deux côtés de l’étrierde la pièce de devant : c’étaitaux deux branches de cettepièce qu’étaient attachées lesrainures perpendiculaires, quiuon-seu lement servaient de gui-de au pistou,mais qui rendaientencore celte armure de la plusgrande solidité. ( Journal ce laBlancherie , 1785, p. 2 o 5 ).

E11 i77q, le sieur Fortin, in-génieur-mécanicien, présenta,à l’Académie des sciences, unemachine pneumatique à deuxcorps de pompe. Nous 11e pou-vons mieux la faire connaître,qu’en transcrivant le jugementqui en a été porté par les com-missaires nommés par l’Aca-•léiuie pour l’examiner.

M A C 163

Cette machiné, disent-ils, estcomposée de deux pompes pa-rallèles, et terminées à leurs ex-trémités supérieures par unebase commune, au-dessusde la-quelle est une tige carrée quirenferme la boîte du robinet;le canal qui communique avecle récipient, est une nouvelletige qui reçoit la platine : entrela base et la tige dont nous ve-nons de parler, glisse librementune pièce de métal, et présentealternativement à l’une despompes une ouverture qui com-munique toujours avec le canaldnréoipient, tandis qu’elle pré-sente à l’autre une soupape, àtravers laquelle l’air comprimése fait un passage.

I.e principe du mouvementde la machine est dans sa partieinférieure. Il consiste dans unemanivelle avec laquelle on faitmouvoir une roue dentée, quiengrène dans les crémaillèresdes pistons, dont l’un s’élèvependant que l’autre s’abaisse.Pour mettre en mouvement lapièce de métal, et conserver enmême-temps les pistons en re-pos, l’auteur, au lieu d’appli-quer immédiatement le bras dela manivelle à la roue dentée,le fixe à une plaque de cuivrequia le même axe que la roue,mais qui peut se mouvoir indé-pendamment d’elles. Cette pla-que porte deux chevilles dia-métralement opposées qui tra-versent la roue, dans laquelleon a pratiqué deux fentes circu-laires d’un certain nombre dedegrés. Pendant que les che-villes parcourent ces fentes, laroue et les pistons restent eu