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Tome quatrième.
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M.l’nbbéNollet, qui a beau-coup enrichi la physique expé-rimentale, est parvenu à fairebattre le fusil daus le vuide. Amesure que l'air se raréfie , lesétincelles pâlissent. Lorsque levuideest aussi parfait qu’il peutl’être, il n’en paraît pl us ; et onles revoit lorsque l’air rentre.La raison est que, suivant l’opi-nion reçue en physique, la flam-me consiste dans un mouvementde vibration imprimé aux par-ties du corps combustible quise dissipent sous la forme d’unfluide extrêmement subtile , etqu’un mouvement de vibrationne peut durer que dans un mi-lieu à ressort capable d’une réac-tion qui l’entretienne.

Il existe une forte attractionentre les particules de l'air etles surfaces des fourrures, deslaines, des plumes. Ces subs-tances le retiennent obstiné-ment, même plongées sous l’eau.Une fourrure fine, mise danscet état sous le récipient de lamachine pneumatique, prendune très-jolie apparence à me-sure qu’on fait le vuide. Chacunfle ses poils offre dans sa lon-ueur une suite innombrable deulles d’air qui ressemblent àautant de perles microscopi-ques.

L’air est encore, par la mêmeraison , un milieu nécessaire àla propagation du son. Un ré-veil ne s’entend pas dans le vui-de. Cependant le son se transmetpar les corps solides qui, tenantau corps sonore, ont communi-cation avec l’aîrextérieur. C’esice qui arrive lorsqu’une petiteclochette touche la platine ou

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le récipient; mais si elle étaitsuspendue par une petite poten-ce sur la platine, le son ne seraitpas sensible.

Si l’on fixe une montre à ré-veil sur une platine de plomb,épaisse de 4 à 5 lignes, couverted'un petit récipient bien lutté,

J et qu’après avoir suspendu cetassemblage avec quatre filsqu’on réunit au-dessus du réci-pient pour le plonger dans ungrand vase cylindrique qui con-tienne environ 5 o pintes d’eaubien purgée d’air, ie sou serom-muniquedu corps sonore à 1 airqui l’environne, de l’air au ré-cipent, de celui-ci à l’eau, deleau à l'air extérieur, et ensuiteà nous : mais Le sou passant partant de corps de différente den-sité, doit nécessairement s’af-faiblir.

Le liège mis eu équilibre avecle plomb, par le moyen d’unfléau de balance , devient pluspesant dans le vuide, parce qu’ilne reste plus à ch cnn de cescorps que sa pesanteur absolue.(Y oyez Balance hydrostatique').

La un mot, on fait avec lamacbi ne pneu ma tiq ne u ne fou led'expériences qui partent toutesdu meme principe , et qui sontbien propres à fournir aux cu-rieux un spectacle agréable etamusant, (ÿoyez Massue <Teau).

JNous terminerons cet articlepar le lésultat de l’expériencede Homberi pour connaître lepoids de l’air. M. Homberg avidé d’air un ballon de verrerond , d’environ 20 ponces dediamètre. Apres > 3 o coups depiston, ayant fermé exactementle robinet du ballon, li l'a pesé