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Tome quatrième.
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igo M À L

mercure qui les guérisse sure--,ment et parfaitement, quoiquel’on ait tenté les remèdes tirésdes végétaux, ce qui doit mettreen garde contre les annonces descharlatans qui promettent deguérir sans mercure; ou ils pal-lient le mal, ou ils emploientcette substance.

Nous n’en indiquerons cepen-dant pas moins une lettre de M.Séguy, médecin, insérée dansle Journal de Paris, 1 784, n°. 54 ,sur l’usage et l’emploi de la so-ponaire contre le vice syphilli-tique.

Ce serait le cas de parler icid’un certain médecin qui s’étaitfait fort d’avoir commerce pu-blic, en présence de témoins,avec la femme la plus gâtée ,qui aurait été choisie à cet ef-fet, sans attrapper aucun mal fmoyennant quelques prépara-tions et son eau fondante anti-vénérienne ( voy. anti-putride),dont il avait le secret. Des ga-gures avaient été faites (voyezla Gazette de santé, du ô juinj 777 ) ; mais un tel défi doitrester enseveli dans le plus pro-fond oubli. Il alarme la pudeuret offense la délicatesse. Il n’estpoint de plus heureux préser-vatif que la sagesse, la modé-ration et des liaisons honnêteset légitimes.

O11 peut voir dans la Collec-tion Atudemique, partie fran-çaise, tom. XI 1 , p. 224, ce quiest dit des pillules ou dragéesde Keyser.

Qu’est devenu le secret deM. Callac , acheté par le roi, etdont le Journal de Verdun , oc-tobre 1709, p.abo, fait mention ?

M A N

MANGANESE. Nous de-vons à M. de Morveau la con-naissance du procédé de M.Bergmann, pour obtenir le ré-gule de manganèse : il consisteà prendre un ou plusieurs quin-taux de manganèse ordinaire ,la réduire en poudre et la dé-layer avec un peu d’huile pouren former une boule (on peutégalement se servir d’eau ); onmet celle boule dans un creusetbrasqué ; on remplit tout levuide de poussière de charbon ;onluteun creuset renversé pourservir de couvercle. Cet appa-reil doit être exposé au feu pen-dant une heure et plus, suivantle degré de feu , et il faut un feude la dernière violence, parceque le nouveau demi-métal estmoins fusible que le fer. Quandl'opération est finie, on trouveau fond, non pas un seul culot,mais plusieurs petits boutons.C’est le régule de manganèse,très-rarement privé de tout fer.

Le Jour, de la Blancherie, 1780,p.95, qui nous fait connaître ceprocédé, rend compte en même-temps des dilférens essais etobservations que les amateursde chimie et de métallurgie se-ront curieux de lire.

MANGEUR DE FEU. Lesbateleurs font voir tous les joursdes choses qui surprennent ,mais dont on peut aisément re-connaître les causes, lorsqu’onvient ày réfléchir. On a vu, parexemple , un Anglais man-geur de feu , nommé Richard-son , faire rôtir un morceau' deviande sur sa langue, allumerun charbon dans sa boucheavec un soufflet, l'enflammer