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la fin tragique de Laoroon etde ses enfaus , s’oublieraientpeut-être bien facilement, s’ilsn'eussent été burinés dans lamémoire par ces arts sublimes.
Excepté la poésie , qui nesouffre point qu’on la dépèce,et les citations d’auteurs quiveulent être rapportés avec fa-cilité , le grand avantage de lamémoire ne consiste pas à ré-péter mot pour mot, c'est lemérite du perroquet, du geay ,du sansonnet et de la pie Dansl’immensité de choses qu’il fautsavoir et retenir, c'est moins lesmots qu’il faut apprendre et ré-péter que le sens et l’ensemblequ’il faut s’approprier ; la formeest quelque chose, mais le fondsest tout.
A moins qu’il 11e soit doué parla nature de ces mémoires heu-reuses qu ou peut regarder com-me prodiges, l’homme passe savie à apprendre et à oublier ;cependant la mémoire peut êtreaidée de bien des ma mères.Nouslie connaissons point de meil-leure méthode pour inculquerdaus'la mémoire des enfaus lesélémens dessciences et des arts,que celle que nous avons indi-quée au mot Geo g raphie.W seraitpossible et désirable qu’elle futappliquée aux autres parties del’éducation.
Les tables synoptiques, quandelles sont bien faites, soulagentbeaucoup la mémoire , en ceque l’ordre et la distributiondes idées y entrent tous forméset sans contusion. Ces tables fontl’effet du flambeau derrière untransparent ; elles rendent lesformes dessinées par l'emporte*
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pièce. Il est à regretter que cettemanière de parler tout-à-la-foisaux yeux , à l’esprit et à la mé-moire , ait été négligée ,et n’aitpas été plus mise en usage.
Enfin les figures allégoriquesrappellent encore à la mémoireune foule de connaissances mo-rales et mythologiques , quinous échapperaient, si les beauxarts 11e nous les faisaient detemps à autre passer et repassersous les yeux.
C’est de tons les moyens quenous venons d’indiquer, pris ,non séparément, mais ensem-ble , qu’il faut s’aider pour for-mer, entreteniret perfectionnerla mémoire. Elle garde assezsoigneusement tout ce qui luiarrive par les sens. Plus elle estbattue, frappée par les objetsextérieurs et sensibles , plusl’impression qu’ils y font y pé-nètre et s’y affermit. Cet exer-cice continude la mémoire, partous les moyens possibles , finitpardonner une mémoire indus-trielle et factice , qui supplée àla mémoire naturelle. O11 peutvoir dans la table du Journal desSavons , au mot Mémoire , l’in-dication de quelques ouvragessur cette matière.
MÉNAGERIE MARINE.La mer, sur laquelle 011 ne peutjeter un coup-d’œil sans êtresaisi d’admiration, recèle dansson sein un si grand nombred’objets intéressans pour lesphysiciens et les naturalistes,qu’il semble qu’ils devraientchercher à s’en rapprocher. De-meurer éloigné de la mer, c’estse priver de la moitié de la na-ture. A en juger, dit M. l’abbé