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Dicquemare, par ce que nousavons apperçu , l’économie ani-male, considérée dans les ani-maux marins les moins connus,contribuerait beaucoup à per-fectionner cette science utile.Mais ces animaux ne peuventêtre transportés vivans ; il fautles aller chercher dans leslieux profonds, les voir ma-nœuvrer dans le bassin mêmede la mer , dans des parcs oudans de grands vases ; il y en amême d’assez délicats, quoiquegrands , pour ne pouvoir êtreobservés sur les bords que parhasard ou avecdesménagemenssinguliers.
Ne serait-il pas utile, ditnotre auteur , d’établir sur lerivage d’un des ports de mer lesmoins éloignés de la capitale,une ménagerie marine,d’y join-dre un jardin de plantes marineset un cabinet relatif à ces ob-jets? En profitant des disposi-tions locales, on rassembleraitdans des parcs, dans des petitsbassins, les productions ani-males et végétales, indigèues etexotiques, les plus rares, lesplus singulières, les plus dignesd’être observées. Cet établisse-ment ne le céderait point à d’au-tres ni en curiosité ,' ni en res-source pour le progrès des con-naissances. (Voyez Poissons,§ VIII).
MENTON ARTIFICIEL.Un matelot nomméPostel avaiteu le menton emporté d’uu bou-let de canon. M. Merklein l’aî-né, lui fit un menton postichequi remplaça la mâchoire na-turelle, et eut l’approbation del’Académie de chirurgie .
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MÉPHYT 1 SME. (Voy. As-phyxie, Noyés , Vapeurs méphy-tiques ).
MER. La profondeur de l’O-céan varie depuis un 20 e . demille d’Allemagne , jusqu’à nudemi-mille. Il y a des endroitsoù l’eau a plus d’un mille. Lesmarins, pour sonder la profon-deur de la mer , se servent d’un,plomb du poids de 12 livres,qu’ils attachent à une ligne de200 perches de longueur ; maisils çont quelquefois trompés parles courans ou tourbillons, quiempêchent le plomb de tomberperpendiculairement.
Voyez dans la Géographie deVarmius, tom. Il, p. 54 5 desmoyens de sonder la profondeurde la mer lorsque l’eau est sihautç que la ligne ne peut at-teindre le fond.
Nous ne pouvons passer soussilence un instrument inventéet mis en pratique par M. Desa-guliers, pour connaître les pro-fondeurs de la mer aux endroitsoù on ne peut la sonder. Ontrouve la description de cet ins-trument dans la Statique desvégétaux, de M. Haies, traduiteen français par M. de Buffon jvoyez aussi le Journal des Sa-vans, 1755, p. 591 ).
M. Desaguliers 11’est pas lepremier qui se soit occupé decet objet. M. Hook, membrede la Société royale de Londres ,avait annoncé une maniéré desonder la profondeur de la mersans corde, et de reconnaître lanature de l’eau qui est au fondde la mer. Le Journal des Sa-vans, iti66, p 217 et 247 , i ce .édit., et p. i 5 o et i 5 o de la 2'.,