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moires île V Académie de l'annéei rhô , où ce s machines sont dé-crites très-au long, avec des fi-gures.
Le P. Mariaua, jésuite, adonné un traité des poids et me-sures, avec des tables où sontinnrquésles rapports desancienspoids et des anciennes mesuresavec les modernes. Le P. Tour-nemine fait un grand éloge dece traité.
§ III. Manière de mesurer.
Beaucoup de choses se ven-dent à la mesure, qui, selon lesusages , est remplie comble ,rase ou autrement; cependant,suivant la manière de mesurer,il peut y avoir une différenceconsidérabledansla quantité demarchandise contenue dans lamême mesure, d’abord selon laqualité de la marchandise,selonqu’on la verse de plus ou demoins haut; enfin, les mar-chands qui veulent frauder ontbeaucoup de moyens pour tasserplus ou moins la mesure. On aéprouvé, par exemple, que huitmesures de sel tassées eu don-nent onze non tassées.
Les mesureurs publics, dontl’office était depuis devenu unobjet de monopole, n’étaientpas inutiles, puisqu’ils tenaientla balance entre le vendeur etl’acheteur ; mais le plus sûr se-rait de vendre au poids : le plusou moins d’humidité mettraitencore quelque diff érence, maismoins grande.
On a éprouvé la même chosepour le bois, et que la diffé-rence du petit an très-gros, étaitaussi comme de B à 11 .
MET
métallurgie. Cet art
intermédiaire entre la minéra-logie et la fabriquedes ouvrageset instruinens métalliques, estun art né dans le sein de la so-ciété , pour les besoins des peu-ples. Ce n’était pas assez d’avoirarraché des entrailles d’uneterre avare, les métaux qu’elletenait enfouis, souvent déguiséssous des formes méconnaissa-bles ; il fallait les séparer lesuns des autres, rejeter les ma-tières étrangères dans lesquellesils étaient enchaînés, déchirerle voile qui leur servait d’en-veloppe, séparer par l’eau , lefeu, la violence, tout ce quin’était pas métal ; trier, laver,fondre et procurer aux arts etau luxe , par de grands travauxet à grands frais, une des pre-mières sources des richessescommerciales.
Il existe d’excellens traités demétallurgie. JJ Encyclopédie ,tom.X, p. 45a, et le 6 e . volumedes planches, donne plusieursgravures intéressantes du traite-ment des métaux. Mais le nou-vel établissement de l’agencedes mines , en France , mettrasans doute le public à portéede connaître plus particulière-ment les travaux de ce genre ,et il faut compter beaucoup ,pour l’instruciion, sur le jour-nal intéressant qu’elle fait im-primer ; car, dans les arts etdans les sciences, les yeux aidentl’entendement.
Le savant qui voyage-a sou-vent de grands avantages surcelui que ses travaux concen-trent dans son cabinet ou dansson laboratoire.Combien d’idées
utiles