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Tome quatrième.
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Utiles ne devons-nous pas à nosvoisins, qui de leur côté s’em-pressent d’étudier les nôtrespour se les approprier ! C’estpar cette communication de dé-couvertes, que les arts et lessciences se perfectionnent; maissouvent il faut aller recueillirces découvertes dans les lieuxmêmes de leur naissance ; nousles recevrions quelquefois bieutard .si nous attendions toujoursu’elles vinssent se présenter'elles-mêmes. Les Anglais etles Bas-Bretons ont un excellentprocédé pour traiter les miné-raux d’argent, cuivre et plomb.M. Jars a été étudier ce procédéchez eux, et il propose de l’a-dopter dans l’exploitation denos mines, avec des améliora-tions qu’il y voudrait joindre ;il consiste essentiellement^ fon-dre ces minéraux ou alliages demétaux , dans le fourneau de ré-verbère des Anglais , et par laméthode qu’ils emploient pourtraiter les mines de plomb te-nant argent.

La réussite de cette méthodedépendrait principalement dujuste degré de chaleur, pourfondre et faire couler les métauxqu’on aurait désoufrés d’abordjusqu’au point convenable. Ilfaudrait éviter de fondre, com-me on a toujours fait jusqu’àprésent, la gangue, c’est-à-direles matières terreuses et pier-reuses avec lesquelles ces mé-taux sont mêlés ; au moyen decette attention, l’on diminueraitla consommation dès matièrescombustibles, et l’on épargne-rait la perte des métaux. Unepartie de ces métaux se détruit

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toujours par l’effet du grand feunécessaire pour fondre leur gan-gue , malgré la chaux et la pou-dre de charbon qu’oli ajoutapour éviter cet inconvénient.

Ce procédé aurait encore l’a-vantage de donner lieu à la con-centration du feu dans un moin-dre volume de métaux impar-faits ; car M. Jars a observé quala première coulée qu’on en faitest la plus riche en argent, etque, proportion gardée, elle encontient le double de ce qu’il yen a dans la totalité ; cela épar-gnerait aussi la grande consom-mation du plomb , qu’on estobligé d’employer, soit dans lafonte même de la mine de cui--vre et argent, par la méthodeordinaire, soit pour la liquatioikde ce cuivre.

Par la méthode de M. Jars,qui est une espèce de liquationfaife sur les minéraux eux-mê-mes, on éviterait leur premièrefonte pour les réduire en mottes;les rôtissages de ces mottes,leur fonte en cuivre noir*, le ra-fraîchissement de ce cuivre ,c’est-à-dire son alliage avec dunouveau plomb , et enfin les li-quations et ressuages, toutes cesopérations se feraient, dans lenouveau procédé , par un seulet même feu gradué. Tout con-court à faire présumer que cetteméthode réussirait très-bien ,puisqu’elle n’est, à proprementparler, qu’une conséquence né-cessaire d’expériencésdéja faitesavec succès, c’est-à-dire du pro-cédé anglais , pour fondre le mi-néral de plomb et argent, et duprocédé nouveau pour séparé?l’argent allié avec une très-