262 MET
le ruivre de rosette , et vous le ,réduirez en petites lames, afinqu’il se fonde plus aisément.;Enfin vous peserez l’arsenic, etvous en ferez trois portions éga- !les , que vous envelopperez sé-parément dans du papier. Vousvous munirez aussi d’une petitecuiller ou d’un crochet de ferapplati par le bout, avec lequelvous puissiez remuer le métalfondu et l’écumer ; mais vousii’y plongerez jamais cet instru-ment qu’il n’ait été chauffé au-paravant jusqu’à rougir.
Toutétaut ainsi préparé, vousmettrez le creuset dans le four-neau de fusion sous un largemanteau de cheminée, ou dansun endroit ouvert, mais nonexposé au vent ; vous le laisse-rez d’abord s’échauffer à petitfeu , et ensuite avec un plusgrand , jusqu'à ce qu’il soit rou-ge ; et après l’avoir examiné ,si vous voyez qu’il soit bien en-tier, vous y mettrez votre cui-vre, et vous le ferez fondre;dans le cuivre fondu, vous ver-•erez l’étain que vous aurez faitfondre séparément ; vous re-muerez ces deux métaux en-semble avec ia baguette ou cro-chet de fer rouge. Vous les éru-merez, et vousy jetterezle pre-mier paquet d’arsenic, ayantsoin de couvrir aussi-tôt le creu-set. Quelques instansaprès, vousmettrez le second paquet, vouscouvrirez le creuset; et peu detemps après , vous mettrez letroisième. Le creuset ayant en-core resté couvert pendantquebques instans, vous le découvri-rez , vous remuerez le métalavec la baguette.de fer, et vous
MET
le coulerez dans le moule. Dèsque vous aurez commencé àmettre de l’arsenic dans le creu-set , gardez-vous bien de res-pirer la vapeur qui s’en exhale ;elle est dangereuse, c’est pour-quoi on a dit qu’il fallait fairecette fonte sous un large man-teau de cheminée. Si on la faitailleurs, il faut se tenirau-des-sus du courant d’air , et retenirson haleine dans les instans oùl’on est obligé de porter le vi-sage au-dessus du fourneau.
Quand les pièces qu’on faitavec ce métal composé sont pe-tites, sur-tout si on en a un cer-tain nombre à faire, on devraitpréparer les moules en cuivre,et les tenir un peu chauds pourrecevoir le métal ; car quand ilse refroidit subitement, sa den-sité ne reste point égale danstoute l’épaisseur. Les su perficiessont plus serrées, et quand ellessont enlevées par le travail, lasurface du miroir se trouvapleine de petits trous. Ces con-sidérations doivent empêcheraussi qu’on 11e coule le métaltrop chaud. Il arrive quelque-fois à ce métal composé, quandon le coule trop chaud dans desmoules froids , ce qu’on voitarriver avec surprise à ces lar-mes de verre qu’on a fait coulerdans un seau d’eau fravche ; uon-seulement elles se rompent avecéclat quand on en casse la queue,mais encore quand on les en-tame superficiellement en tou-tautre endroit de leur surface.De même, dit M. l’abbé Nollet,nous avons vu des miroirs demétal éclater et se mettre enmorceaux lorsqu’en les travail-»