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Tome quatrième.
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f'oup de peine à pouvoir trou-ver le point où l’objet se voitnet et distinct. Un mouvementtrop prompt fait plonger la len-tille dans la liqueur,on toucherle corps solide qu’on observe :il est vrai que d’habiles artistespréviennent ces inconvénienspar des montures à vis , faitestic manière que le microscopemarche par des mouvemenspresque insensibles ; ces mon-tures renchérissent prodigieu-sement ces instrumens. Si l’ongagne d’un côté en voyant lesobjets plus grands , on perd del’autre , parce qu’avec ces der-nières lenlillesonvoit lesobjetsmoins distincts: avec les len-tilles d’unquart de ligne,on faittoutes les observations qu’il estpossible de desirer.

• Au reste , ces lentilles d’un

très-court foyer, qui sont plu-tôt objet de curiosité que d’uti-lité , et dont, comme nous l’a-vons dit , l’usage est très-diffi-cile , ne peuvent pas servir àobserver»ce qui se passe dansles liqueurs, attendu que si onen approche jusqu'à un certainpoint, avant même que d’y tou-cher , la liqueur s’élève vers lalentille , et alors l'objet devientsi trouble , qu’on ne peut plusrien distinguer ; d’ailleurs il ya des liqueurs qui peuvent gâterces lentilles , ou au moins lamonture. En fin si onveut éclairerdavantage l’objet lorsqu’on sesert de lentilles d’uncourt foyer,il faut, indépendamment du mi-roir concave qui éclaire l’objetpar-dessous , porter dessus unrayon du soleil par la réflexiond’uu miroir, eu prenant garde

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de ne pas briller l’objet ou de letrop échauffer.

Quoique depuis plus d’unsiècle l'on tia vaille aux micros-copes , tant en Angleterre qu’en IHollande et en France , et que Jcette partie de la dioptriquepratique semble devoir êtreépuisée ; cependant nous voyonspar des expériences certaines , .■qu’on y ajoute tous les jours ;( tant la perfection dans les artsest difficile ). M. Magny , ingé- ,nieur pour l’horlogerie, les ins- 1trumens de physique et de ma-thématique , a présenté en 1762 jà l’Académie des sciences, un Inouveau miçroscopeà trois ver- :re 6 , perfectionné, tant dans la 1construction desverresque dans jleur monture. Cet instrumental’avantaged’avoirplusde force,et de donner plus de clarté que 1les autres, qualités des plus es- Jsentielles dans les microscopes. 'Il est construit de manière que jl’on 11’est point obligé de se ■placer au soleil pour mieux voir !les objets ; ce qui fatigue quel- !qnefois la vue : au contraire , letrop grand jour est nuisible, et ;l’on observe à merveille le dos jtourné au soleil.

Ce microscope a de très-grandsavantages, c’est d’y pouvoirfaire des observations étant as-sis , et même dans son lit ; ce iqui peut être très-utile aux per-'sonnes qui peuvent s’occuper,et qui veulent se dissiper dansleurs afflictions par les amuse-mens qu’il fournit; mais il estsur-tout très-commode pour lesnaturalistes, qui ont besoin deréfléchir en observant, et d’ob-server à leur aise’, ainsi qu’auxdessinateurs,