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voir l'objet ; on approche uncompas dont on fait toucher lesdeux pointes aux deux extré-mités du fil qu’on y apperçoit ;on porte cette longueur bienprécise sur un pied : si l’on adeux pouces d’ouverture ,on estsûr que l’objet est grossi parcelte lentille vingt-quatre fois,puisque la ligne connue qu’on ya mise, est la vingt-quatrièmepartie de l’objet amplifié. Lors-qu'on veut appliquer divers ob-jets à différentes lentilles, etjusqu’à celles qui grossissent leplus, on commence à les exa-miner à cette lentille qu’on anumérotée, et dont on connaîtle pouvoir d’amplifier: par sonmoyen on détermine la gran-deur réelle de la poussière depapillon ou autre objet qu’onveut examiner en le jugeant unvingt-quatrième de ce qu’il yparaît. On examine ensuite cemême objet avec d’autres len-tilles , si on le desire; et en me-surant avec le compas , on voitde combien sa grandeur réelle,qu’on vient de connaître en lesoumettant à la première len-tille, est amplifiée sous toutesies autres lentilles. Mais cettemanière de mesurer les objetsdemande de l’exercice , et sur-tout l’habitude d'observer lesdeux yeux ouverts. ( Voyez lemot Micromètre. )
Lorsque les mouvemens dumicroscope sont bien faits , ontrouve les objets très-aisémeut ;ils restent bien fixés au point oùon les met ; on peut Jes revoirà diverses reprises et sans fati-gue, les présenter dans une po-sition horizontale,.qui donne la
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facilité de pouvoir observé»étant assis , et de dessiner si l’onveut.
§ II. Manière de faire les oJ»
servations microscopiques.
Pour bien faire les observa-tions microscopiques , il y aplusieurs précautions» prendre.
Ou considère la grandeur , lanature, le tissu du corps qu’onveut observer, afin d’y appli-quer les lentilles convenables.
Le premier pas à faire dans lesobservations , est d’examinerl’objet avec une lentille qui lereprésente en entier ; on le dé-taille ensuite avec des lentillesplus fortes ; car celles-ci ontmoins de champ , mais déve-loppent davantage l’organisa-tion ou la construction. On doitfaire attention à la nature del’objet, s’il est vivant ou non ,solide ou fluide, si c’est un ani-mal , un végétal, ou une subs-tance minérale, et prendre gar-de à toutes les circonstances quien dépendent, pour l’appliquerde la manière qu’il convient lemieux.
Si c’est un animal vivant, ilfaut prendre garde de ne le ser-rer , heurter, et décomposerque le moins qu’il sera possible,afin de mieux découvrir sa vé-ritable figure, situation et ca-ractère. Si c’est uu fluide , etqu’il soit trop épais, il faut ledétremper avec de l’eau ; s’il esttrop coulant , il faut en faireévaporer les parties aqueuses. Ily a des substances qui sont pluspropres aux observations , lors-qu’elles sont sèches, et d’autres