320 MON
couper , frapper et cordonnerla monnaie par une seule opé-ration.
On avait proposé , dans leJournal de la Blancherie , cettequestion : « Quelle est la ma-nière la plus agréable et la plusdurable de graver les monnaies,et celle qui les rend le moinssusceptibles de déperdition ?Quels sont les meilleurs gra-veurs demonnaiesen Europe ? »On sait que les monnaies étantfaites pour circuler et essuyerde grands et fréquensfrettemensdans la circulation, sont expo-sées à s’élimer, s’oblitérer etperdre leur empreinte. Il estsensible que le relief doit s’al-térer plus promptement que lecreux. Il a été fait, dans cemême journal, 1786, pag. 55 q,uneréponseà cettequestion. Onfait la critique du procédé deI. Droz , maître graveur , an-noncé dans les papiers publics,et qui s'opérait par le moyend’une virole brisée , de six■pièces, qu’on entourait d’unevirole entière, à laquelle cha-cune de ces pièces était adaptéepar une charnière. Les lettresde la légende étaient insculp-xées sur la tranche de la virolebrisée qui contenait les deuxcarrés, et la pièce pour rece-voir l’empreinte. Mais il ne ré-sulte pas de cette réponse deplus grands éclaircissemens surl’objet de la question. Elle mé-riterait cependant des recher-ches plus profondes , et des es-sais de la part des artistes.Voyez dans le Journal de Ver-dun , janvier 1725, pag. i 5 , lemoyeu de remarquer la mon-
M O N
naie sans la refondre, par le sieurMarcellin ,et j uin i7>4,P-446,l’annonce d’un moulin à coulerla monnaie.
Le citoyen Mougez, de l’Ins-titut national, dans une noteinsérée Journal de Paris , 1 5 ven-tôse an g, n°. i 63 , démontreque de tous les métaux , excep-té l’or, l'argent est le plus avan-tageux pour la fabrication desmonnaies comme moins suscep-tible d’oxidation , et moins éva-porable peudant la foute Maisil est prouvé , par des expérien-ces, qu’une monnaie d’argentpur serait plutôt déformée etusée par le frottement. Il enconclud qu’il faut allier lamonnaie d’argent, que la pro-portion de l’alliage avec le cui-vre très-pur, a été sagementfixée en France au dixième ,quantité telle qu’elle résultepresque de la simple fusionnécessaire pour transformer euquintuples , ou pièces de 5 francs,les piastres.
§ I er . Fausse monnaie.
La mauvaise foi et la cupiditérépandent quelquefois, malgréla sévérité des ioix, dans le com-merce, des pièces de monnaiefausses, et contrefaites au pointde s’y méprendre. Nous croyonsrendre un vrai service au pu-blic , que de lui faire connaîtreles moyens criminels mis enusage,pour imiter la monnaie,d’un État.
La fausse monnaie est cellequi n’est pas frappée avec, lescoins, par les officiers, et pour lecompte de l’État, ou qui n’est