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pas ai» titre de la loi. Bâns unétat où on hausse la valeur desespères dans une proportion quin'est pas en raison du prix de lamatière, on donne lieu à unefraude qui lui est très-préjudi-ciable , par l’introduction desespèces frappées avec ses coinscontrefaits. Il en résulte encored’autres abus, dont le dévelop-pement n’est pas du ressort dece livre.
Ce que l’on appelle plus com-munément J'atisse monnaie , estcelle qui n’est pas au titre de laloi, par défaut de poids ou excèsd’alliage, ou qui est fourrée,c'est-à-dire dont l’intérieur estd’un métal d’une moindre va-leur. Il y en a quelquefois de sibien contrefaites, sur-tout enor, qu’il faut le trébuchet poul-ies reconnaître.
Au reste , il ne faut pas con-fondre la fausse monnaie aveccelle qu’on nomme de bille,n ,qui contient un peu d'or ou d’ar-gent et beaucoup d'alliage ; tel-les sont nos pièces de deux solsdont le titre est à 2 deniers 12grains de fin , au remède de 4grains : ainsi, ces pièces con-tiennent environ un cinquièmed’argent. Lorsqu’on veut lesfrapper, pour leur'donner del’éclat, on fait recuire les flaons;on les fait ensuite bouillir dansune bouilloire de cuivre, aprèsavoir jeté dans l’eau six livresdétartré en poudre et trois li-vres de sel marin par cent marcsde flaons. Celte opération rongeun peu le cuivre et découvrel’argent. Quand tout e.-.t suffi-samment blanchi, on jette Ie3flaons dans l’eau lVaîclie pourTome IV,
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les nétoyer, et ensuite on lesporte au balancier. On emploieen général ce moyen pour né-toyer et aviver les pièces d’oret d’argent.
O11 ne peut découvrir la faus-seté de ces sortes de pièces quepar la couleur, par le poids oupar le volume, qui est toujoursplus épais ou plus éte'ndu quedans, les bonnes espèces, et en-core par le tact, sur-tout pourles pièces d’argent qui, étant unalliage d’étain ou de plomb,Sont plus douces au toucher: leson peut quelquefois aider à lesreconnaîtrejcepeudant des pail-les peuvent diminuer la qualité1 du son, même dans les bonnespièces.
O11 doit aussi se défier de cer-taines pièces , telles que desliards ou des pièces de deuxliards blanchies avec de l'arse-nic, et que l’on fait passer pourdespièces de i2solsou de 24solsusées. Le moyen de les recon-naître est à la qualité du son , età l’épreuve du feu , qui volati-lise à l’instant l’arsenic. Celui-ci, en s’évaporant, répand uneodeurd’ail, et la pièce de cuivrerevient à son premier état. Voy.aussi au mot Argent la manièrede blanchir le cu™re.
La Balance d'essayeur, et laBalance hydrostatique , sont desinstrumens propres à connaîtreune fausse pièce de monnaie.(Voyez Balance, § VII, IX).
MONTAGNES. Les monta-gnes, ces masses énormes quisemblent faites pour affermiret protéger la terre, méritent,dit l’auteur d’un excellent mé-moire sur l’étude desmontagnes,X