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Tome quatrième.
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Ionie l'attention d’un observa-teur. Ce sont elles qui, par leurforme, leur élévation, leur di-rection , leur continuité, don-nent naissance à la plupart desvents, et qui produisent sou-vent la variété qui règne dansleurs espèces. C’est dans leursein que sont renfermés les ré-servoirs intarissables des eaux;les pierres les plus précieusespar leur éclat et par leur du-3 -e'é prennent leurs formes etleurs couleurs dans les scissuresdes rochers. La famille des mi-néraux , la multiplicité des con-gellations, lesaiguilles brillan-tes des crystaux tapissent l’in-térieur des montagnes. Personne11’a donné jusqu’à ce jour desprincipes suivis sur la manièrede visiter avec utilité les mon-tagnes, relativement à leurstructure, aux divers matériauxqui les composent, aux fossilessinguliers et variés qu’elles ren-ferment , aux accidens bizarreset remarquables de leur forme ,à leurs parties détachées, à leurensemble, etc. Des détails cir-constanciés sur ce sujet, facili-teraient, sans contredit, lesob-servations; nos montagnes se-raient bientiVmieux connues ,et les personnes à portée de lesparcourir, se dirigeant d’aprèstine bonne méthode, découvri-raient dans peu unepartie des ri-chesses qu'elles recèlent. Voiciune légère ébauche des obser-vations à faire. Une montagne ,pour être bien connue, doit êtreexaminée sous différens pointsde vue; son élévation, l’étenduede sa base, sa forme, la variétéde ses accideus extérieurs doi-

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vent fixer entièrement l’atten*tion de l’observateur. Il doitdonc d’abord s’occuper à déter-miner sa hauteur ; c’est par-làqu’il parviendra à acquérir plu-sieurs points de connaissances,dont le moins important sera lagraduation des différentes tem-pératuresde l’air: il peutencore)en suivant l’échelle d’élévationde sa montagne, appercevoiruncertain ordre dans les positionsdes plantas, des animaux, desminéraux , qui , se trouvantpeut-être constamment placésavec une sorte d’uniformité àtelle ou telle hauteur, peuventinduire à tirer des analogies re-latives à la théorie du globe,ou à celles de la végétation, etconduire par-là à de nouvellesdécouvertes. C’est ce que l’infa-tigable et célèbre Linnée dis-tingua très-bien, relativementà la botanique, en parcourantles chaînes de montagne de laDalécarlie.

On connaît deux manières demesurer la hauteur des monta-gnes; la géométrie fournit lapremière, le baromètre la se-conde : l'une et l’autre de cesméthodes sont sujettes à quel-ques iuconvéniens; mais la der-nière , plus simple , doit êtrepréférée par le naturaliste; ils’agit seulement d’être spécula-tif sur l’instrument, et de s’enprocurer un bien fait. On vientnouvellement d’en disposer ,d’nne manière très-ingénieuse,dans des cannes. C’est-là la vraiecanne d’un naturaliste voya-geant sur les montagnes. (Voy.Baromètre portatif). Mais labaromètre est lui-même d’un