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moindres détails ; mais aprèsl’avoir considérée , cette na-ture , dans un état de souffranceet de deuil, vous la retrouverezréparant elle-même ses propresmaux ; et c'est encore ici sousun aspect différent, qu’il estnécessaire de la contempler.
C’est pour cela que vous de-vez pénétrer aussi profondé-ment que vous le pourrez dansles anciennes matrices de cesfeux souterrains ; vous y verrezles effets des matières embra-sées qui ont détruit et fondu lesbords de cesénprmes creusets;vous y appereevrez d’autre partl’ouvrage des pluies, des fri-mats et du temps, qui, ayantruiné eu certains endroits la pre-mière croûte, ont mis à décou-vert desparties, pour ainsi direneuves,qui préseutentà de très-grandes profondeurs, l’état pri-mitif des choses.
Vous sauvez encore qu’il règneordinairement dans ces grandescavités une atmosphère humi-de, chargée de diverses parti-cules qui se détachent des corpsvoisins, et forment un résiaude substances terrestre, miné-rale ou pyrileuse, qui, combi-nées ensemble, peuvent, à l’ai-de de véuules d’eau, ou de quel-que autre agent caché, produiredans ces lieux des spaths, desfluors, des géodes, des stalac-tites, ou différentes crystallisa-tions. On ne saurait donc êtretrop soigneux dans cescircous-tences à tout voir, à tout dé-crire.
Aussi l’observateur qui vou-dra se diriger d’apjès desprin-
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cipes5uivis, et qui n’étudiera lanature que d’après l’inspectiondes lieux, est-il assuré de fairedans peu de temps les progrèsles plus rapides d’une pratiquaconstante et assidue; affermis-sant ses connaissances, il par-viendra tôt ou tarda des décou-vertes encourageantes. Ses soinsne se borneront pas à former ,à prix d’argent, un cabinetrempli de curiosités rares etlointaines, le plus souvent dé-grisées, quelquefois même fal-sifiées. Sa principale collectionsera l’ouvrage de ses mains, illa devra à ses recherches, etc’est par-là qu’elle en devien-dra plus précieuse pour lui. S’ily admet quelquefois des piècesétrangères, il sera assuré d’oùelles viennent: des correspon-dans sûrs et éclairés lui procu-reront ce qu’il ne sera pas libred’aller chercher lui-même : songrand cabinet sera cependanttoujours le champ fertile de lauature; il se familiarisera sanscesse avec elle ; il la contemple-ra avec un plaisir toujours nou-veau; il connaîtra les raretéslocales, et saura que tel on telendroit offre aux veux un amasconsidérable de différentes dé-pouilles de la mer; que cettemontagne renferme des miné-raux précieux ; celle-ci dessels, des bitumes; celle-là descarrières remarquables , desgrottes singulières ; uneautre ,des volcans: quelque part, enun mot, où il promène ses pas,des objets variés et nouveauxviendront causer son admira-tion ; et là où d’autres ne croi-ront rien voir qui les frappe,