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Tome quatrième.
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faire une moutonne, le bergercouche i’agueausur lecôtédroit,près du bord d’une table, demanière que la tête soit pen-dante hors de la table. Un aideétend la jambe gauche de der-rière de l’agneau , et la tientferme; un autre aide rassembleles deux jambes de devant etla jambe droite de derrière, etles tient également fermes. L’o-érateur soulève la peau duanc gauche,avec deux doigts,pour former un pli à égale dis-tance de la partie la plus hautede l’os de la hanche et du nom-bril, et il coupe le pli avec uncouteau, de façon que l’ouver-ture n’ait qu’un pouce et demide longueur, et que la directionsoit dans.celle de l’os de la han-che et du nombril. L’ouvertureétant faite, en coupant peu-à-peu toute l’épaisseur de la chairjusqu’à l’endroit des boyauxsans les toucher, l’opérateurintroduit le doigt dans le ven-tre de l’agneau, pour chercherl’ovaire gauche; lorsqu’il l’asenti, il l’attire doucement au-dehorsde l’ouverture. Les deuxligamens larges, la matrice etl’autre ovaire sortent en même-temps; mais après qu’il a en-levé les deux ovaires, il faitrentrer dans le ventre les liga-mens et la matrice ; ensuite ilfait trois points de couture àl’çndroit de l’ouverture pour lafermer ; il ne passe l’aiguilleque dans la peau, sans qu’elleentre dans les chairs. 11 laissesortir an-dehors les deux boutsde fil, et il met un peu de sain-doux sur la plaie. Après dix oudouze jours, lorsque la peau est

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cicatrisée, on coupe le fil anmilieu de la coulure, et on tireles deux bouts qui passent an-dehors, pour enlever tout lefil, afin qu’il ne cause point desupuration. Lorsque cette opé-ration estbien faite, les agneaux11 e s’en sentent que le premierjour; ils ont les jambes un peuroides; ils ne tettent pas; maisdès le second jour, ils sontcomme à l’ordinaire.

On voit qu’il est plus difficilede châtrer des agneaux femellesque des agneaux mâles ; mais ily a des gens dans la campagneui s’occupent particulièremente ces opérations, et qui lesfont fort adroitement ; il fautles appeler quand on n’est passur de l’adresse de son berger.Au reste, on fait moins de mou-tonnes que de moutons; parceque, comme nous l’avons dit àl article Brebis et Bêtes à laine,il faut des brebis pour peupleret entretenir un troupeau, etqu’il en faut vingt contre unbélier.

Les moutons, les moutonneset les béliers tournés ou bistour-nés que l’on destine à la bou-cherie, demandent des pâtu-rages plus humides que le com-mun des bêtes à l’aine. Lesmoutons de trois ou quatre ansne profitent que dans les ter-reins où il y a beaucoup d’her-bages; mais les moutons d’unet de deux ans peuvent profi-ter dans des terreins où les pâ-turages sont moins fournis.

Le commerce des mou-tons demande une administra-tion toute différente de cellad’ua troupeau ordiaaire, Lors-