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Tome quatrième.
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des nourrices , diminuent laquantité du lait contenu danslesmamelles, et ne conviennentque dans l’état de maladie.

Dèsqu’une nourrice prend unrPtnède évacuant ou capabled’altérer les bonnes qualités deson lait, elle doits’abstenir d’al-laiter , à moins que l’enfant nesoit malade , et que le remèdene .soit aussi utile à l’un qu’àl’autre.

Voyez au mot Enfans, § VI,le moyen de les nourrir sans lesecours des nourrices.

NOURRITURE ECONO-MIQUE. En Pologne on prépareun aliment dont le peuple de cepays fait beaucoup d’usage,parce qu’il est peu coûteux ,nourrissant, et fort sain , tanten santéqu’en maladie. lise faitavec du milletdouton a ôté l’é-corce, comme on le pratique icipour l’orge mondé. On metchau ffer de l'eau dans un vase deterre; lorsqu’elle commence àbouillir, on y jette par petitespincées le grain de millet dé- -pouillé de son écorce , et L’onagite le tout avec une cuiller,jusqu'à ce qu'il ait acquis uneconsistance suffisante ; on l'as-saisonne ensuite avec un peu desel, de lait ou de beurre Cettepréparation , que les Polonaisappellent hacha , est si estiméeparmi eux., qu’elle parait sou-vent sur la table des riches ;-maispour la rendre plus savou-reuse, les cuisiniers y ajoutent.du sucre et des aromates.

Le millet, comme aliment,est connu dans, plusieurs pro-.vinces de France , sur-Ippl, dansles provinces méridionales : on

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en fait des griiatii , des tartres,des flans, ou espèce de pâtisse-rie datisdes terrines de terre fortplates , qu’on nomme millas-sieres ; 011 le réduit aussi eu fari-ne très-fine, et on en prépare desbouillies au lait et au beurre : ily a même en France des can-tons renommés pour celle grai-ne. Le millet des environs duvillage d EsbarreenBourgogne,passe pour le meilleur. Celui duPont-de-Vaux , en Bresse , estexcellent. Le panis ( autre es-pèce de millet ), moins jaune ,moins savoureux et moins nour-rissant , est un desalimens ordi-naires des gens de la campagnequi le cultivent, et ils eu fontune espèce de gruau.

Pour ôter la peau du millet,on le met dans des espèces decylindres cfe bois, dansiesquelson le pile avec des pilons debois , armés par le bout? d’uneplaque de fer en forme de râpe.

On prétend que dans les tempsde disette, presque tous les corpsqui ne contiennent point unesubstance vénéneuse, pourraientêtre employés en aliment, telsque le bois, les os, à plus forteraison des fruits , qu’on rejettecomme inutiles; il ne s’agit quede les diviser assez pour les ré-duire en mucilage. Mais tironsle rideau sur les circonstancesfunestes où ces malheureusesressources ont été et peuventdevenir nécessaires. Il faudraitpour être réduit à cette extré-mité, avoir épuisé toutes cellesque nous avons indiquées aumot Pain .

.Quoiqu’il en soit, les petitsos concassés et pilés donnent un

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