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Tome quatrième.
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excellent jus ; on sait qu’avecla Marmitte de Papin ( voyez cemot ) , on retire des gros unebonnegelée; maiscettemachinen’est nas sous la main de tout lemonde ; elle est d’ailleurs d’unusage embarrassant et mêmedangereux ; on y supplée très-avantageusement en rapant lesos : on en retire dans une simplecafetière, en moins d’une heured’ébullition, une excellente ge-lée. Celte nourriture très-saineva u drai t mi eu x q u e I es os broy ésdont les malheureux Parisiensse sont nourris, et qui leur ontcausé des maladies affreuses.

M. de Changeur, dans un mé-moire, a annoncé, d'après l’ex-périence, un procédé très-sim-ple pour mettre les os en étatd’être attaqués par une chaleurmédiocre , et en extraire lapartie nutritive, sans les dan-gers auxquels on peut être ex-poséavec la marmitte de Papin,.et les inconvéniens du goût em-pyreumatique que prennentquelquefois les substances sou-mises à son action.

Il paraît, dit-il, que si on sebornait au moyen simple que lanature suit pour agir sur lescorps, c’est-à-dire à la décom-position par ladivision extrême,età la recomposition par le mou-vement et les divers mélanges,ou parviendrait à des résultatsaussi singuliers et plus instruc-tifs que ceux que nous fournis-sent les analyses forcées et lesprocédés violeus des chimistes.( Il nous ’semble qu’un desmoyens dont il ne parle point,et des plus importans, est letemps et la lenteur que la na-

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ture emploie dansses opération»,,moyens qui. échappent à lacourte durée de notre exis-tence ).

D’après sa théorie de la dis-solubilité des corps à raison deleur division , il a râpé, dit-il,des os de différentes duretés, eta mis ces os râpés dans des mar-mittescommunes, à un feu très-médiocre; tous ces os ont don-né, après un temps très-court ,c’est-a-direen moins d'une heured’ébullition , des gelées savou-reuses et aussi restaurantes queles gelées de viande.

Les grosses limes ou râpes deserrurier sont les instrumensdont on peut se servir pour fairede la poudre d’os de gros ani-maux, tels que le bœuf, leveau , etc. Quelques cuilleréesde cette poudre fourniront unequantité prodigieuse de gelée,sur-tout enréitérant l’ébullitionet l’évaporation jusqu'à l’épui-sement de la partie alimentairecontenue dans la rapure ; on as-saisonne ensnitecette gelée avecdu'sel, et si l’on veut avec quel-ques aromates.

Les fèces, ou le marc de la ra-pure qui a bouilli, se déposenten formé de culot au fond de lamarmitte ou de la cafetière; àmesure que la liqueur se refroi-.dit et se coagule, on les sépare,avec le couteau, et il n’est pasbesoin de passer la liqueur parun linge.

Les petits os de volaille et degibier doivent être concassés etpilés pour en tirer le suc par l’é-bullition. Ils donnent, par ceprocédé, un jus délicieux.

Qa conçoit que la quantité dp