Band 
Tome quatrième.
Seite
421
JPEG-Download
 

N O Y

la gelée, dans les gros os, sera enraison de la division ; ainsi, si larapure n’était pas assez line, onn’obtiendrait que peu ou pointd’extrait, ou bien il faudrait em-ployer un feu beaucoup plusconsidérable , une ébullitionplus long-temps continuée , etune plus abondante quantité derapure : faute d'employer cesprécautions, il pourrait mêmearriverque l’expérience ne réus-sirait pas. En appliquant le feusous la marmitte, on réussit pluspromptement , parce que le feu,en agitant la matière, lui faitprésenter au dissolvant tontesses surfaces , ce qui hâte la dis-solution.

On sent bien que celte res-source ne peut jamais produireune quantité bien considérabled’aliment. U peut se rencontrerdes instans où, sans de grandsapprovisionnemens, il faut trou-ver sur-le-champ de quoi ali-menter quelqu’un pressé par lebesoin. ( Voyez les articles Pou-dre alimenteuse , Orge, Pâtes ,Riz , § I er ., et Soupes économi-ques ).

NOYAUX ( ratafia de ).Voyez Abricot.

NOYER. L’huile de noix estd’une si grande utilité,qu’il estavantageux de connaître unmoyen de sauver les noyers despremières gelées du printemps,qui, attaquant et les fleurs etles jennes pousses des feuillesencore tendres, privent d’unerécolte si utile. Voici une mé-thode avantageuse que l’on pra-tique depuis une trentaine d’an-nées dans le Dauphiné, depuis

N O Y 321

Grenoble jusqu’à Romans , etmême jusqu'au Rhône .

Cette méthode consiste à gref-fer l’espèce de noyer qui poussedès le commencement du prin-temps,avec une espèce de noyertardive qui donnedesnoix d’unebonne qualité, et qui sont tou-jours bien pleines. Le noyer estd’autant plus agréable à greffer,qu’il se greffe très-bien, quoi-qu’il ait acquis une certainegrosseur, et qu'il soit même unarbre d’un pied de diamètre.

Pour pratiquer cette greffe ,on les couronne vers la fin defévrier, ou au commencementde mars , en ne les étêtant pasentièrement, mais laissant sub-sister les maîtresses branchesdans la quantité nécessaire pourformer un bel arbre: on les cou-pe , dans les jeunes arbres, à i 5ou 18 pouces du tronc, et dansles grandsarbreson leur laisse 10à 12 poucesde !ongueur:ces bran-ches ainsi coupées poussent denouveaux bois qu’il faut avoirsoin d'élaguer, et au printempssuivant, que ces jeunes bran-ches ont une année, on choisitles plus beaux sujets, en ne lais-sant sur chaque grosse brancheque 5 ou 6 jeunes pousses, quel’on greffe en flûte, et dont ondispose les yeux de manière àpousser des branches qui don-nent une belle forme à l’arbre;quand même elles ne réussi-raient point toutes, il en restetoujours assez pour former unbel arbre, qui, poussant plustard, donne toujours des noixen -abondance, et est alors d’untrès-grand produit.

M. Duvaure, dans un mé«

3