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Tome quatrième.
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moire lu à la Société Philoma-tique, en mai 1702, annoncequ’il a substitué avec succès lagreffe eu écusson , comme plusfacile et plus expéditive quecelle en üute, qui était aupa-ravant en usage.

NOYÉS. Quelle douce satis-faction de puuvoir rappeler à lavie des personnes qui paraissentmortes, et qui périraient si onne leur domnit-des soins secou-rables et éclairés! Les noyésqui ont resté très-long-tempssous l’eau, ne sont quelquefoispas morts, quoiqu’ils 11e don-nent extérieurement aucun si-gne de vie. ( Voyez à ce sujetla Callect Acad ., partie ttranp .,t. II l, p 3 . 58 , 267,269, et partiefrançaise , t. 1V, p. 408 ; 1.1X,p. 197, et t.XII, p. 557 )- Lacirculation est devenue si lente,qu’elle est imperceptible. Ou acommunément la mauvaise ha-bitude de suspendre le noyé latête en bas, pour lui faire re-jeter l’eau qu’il«h avalée. D’ha-biles anatomistes ont reconnuu’il n’y en a pasordinairementans l’estomacautant qu’en peutboire un homme qui a très-soif.On a observé que la méthodederoulerler.oyéquelque tempssur un tonneau , est le plus sou-vent pernicieuse ; méthode quine rappelle le noyé à la vie quepour quelques instans.

L’ Encyclopédie , t. XI, p. 289,nous cite bien trois noyés rap-pelés à la vie, dont deux an-ciens et apocryphes; niais ellene nous dit pas quels moyens onemploya.Il paraît que ces sortesde résurrections n’étaient au-trefois dues qu’au hasard. Des.

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corps abandonnés sur le rivage,et réchauffés par la chaleur dusoleil, donnèrent ensuite l’idéede mettre ces corps froids etsans mouvement dans des litsde cendres chaudes.

Ou a fait avec succès, par lesconseils du célèbre Dumoulin,essai de la cendre chaude pourfaire revenir les noyés. A dé-faut de cendre, on a mis le noyédans du sable chaud ou dans dusel pulvérisé. Cette expériencea réussi sur un noyé récemmenttiré de l’eau, en Provence . Onajouta au bain de sable les vo-mitifs, la saignéeà la jugulaireet l’insu fllation du tabac dans lesintestins, indiquée dans le liviede M. Louis sur les signes dela mort, et je noyé revint à lavie.

Un vaisseananglaisétantdansla rivière du Douro, en Portu-gal , un malade tomba par ha-sard daus l’eau : on ne t’en re-tira qu’au bout d’une bonnedemi-heure; on le déshabillasur-le-champ ; on le frotta par-tout avec du sel, mais plus par-ticulièrement autour des tem-pes, à la poitrine et à toutes le9jointures. Cette opération futcontinuée pendant quelquetemps , et en moins de quatreheures, il se trouva si bien re-fait , qu’il était en état de mar-cher.

On était bien persuadé qu’unnoyé 11’était pas mort pour étrqresté quelques i nstans sous l’ eau,mais on n’agissait qu’en tâton-nant ; il fallait fixer la naturedes secours à donner eu pareillecirconstance. La Société de Har-lem recueillit et publia ce que