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Tome quatrième.
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on pas ci es odeurs fortes causersur-le-champ des vapeurs , desétourdissemens, la léthargie ?(Voyez Eaux odorantes y Huilesessentielles, etc.)

§ I er . Expansibilité des odeurs.

On a soumis au calcul laprodigieuse expansibilité desodeurs .Ni eu vent it,d a nsi ’ Exis-tence de Dieu par les merveillesde la Nature , assure qu’ayantjeté le quart d’me drachme debenjoin dans quatie réchaudsplacés aux quatre coins d’unech ambre, dans l'instant elle setrouva remplie de fumée bienodorante et bien visible. Cettechambre était longue de 24pieds, large d’autant et hautede 16; elle contenait par con-séquent 9212 pieds cubiquesd’air, qui, étant multipliés par) 000, à part le nombre de pou-ces contenus dans un pied cubi-que , eq supposant avec les An-glais le pied de 10 pouces, mon-tait à 9216000'pouces. Or, lamillième partie d’1111 pouce estvisible; donc la dix millionièmepartie d’1111 pouce cubique lesera : ainsi y ayant dansun pouce1000000 de parties visibles ,il y en avait dans la chambre9216000000900 également bienvisibles et bien sensibles : etsupposé que dans chacune il n’yeût qu’une particule de benjoin,il fallait que la huitième partiede ce parfum se fût divisée enplus de neuf fois mille millionsde particules, quoique sa quan-lité n’approchât pas beaucouptle l’étendue d’un pouce. Il estaussi démontré par l’expérience

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qu’une ligne cubique de subs*tance aromatique s’insinue, s’é-tend et parfume un volume d’aird’un millier et plus de piedscubiques, sans que le volumede la substance aromatiqueperde rien ni de sa figure, ni deson poids.

Lecit.Benedict Prévôt a lu àl’Institut national, en germinalan 5., et en brumaire an6, deuxmémoires contenant le détaildes expériences tendantes à ren-j dre sensibles à la vue les éma-i nations des corps odorans, tels: que lé camphre et autres. Par! exemple, si l’on place un frag*■ment d’un corps très-odorant| sur uue glace ou sur le fond| d’une soucoupe très - propre ,

! couvert d'une couche d’eauI pure , peu épaisse, on voit ài l’instant l’eau s’éearter et lais—

; ser autour du corps une place! circulaire sèche. Si on place surde l’eau très-pure un fragmentd’un corps odorant, on le voit-se mouvoir avec une grandsrapidité: une goutte très-petit»d’un autre corps odorant liqui-de, ou d’huile, fait cesser sur-le-champ le mouvement. Si onplonge dans un verre plein d’eaumi bâton de cire, et qu’on fassetomber quelques goût tes de cet teeau dans le verre où le camphreest en mouvement, à la 5 o c . ou60 e . goutte le mouvement cesse,ce qui n’arrive pas avec un cy-lindre de métal bien décapé.Le camphre placé sur l’eau sadissout plus vite qu’à l’air hu-mide, s’arrondit et devient trans-parent. Si on place dans l’eauun cylindre de camphre, dontl’une des extrémités soit chargé»