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dp manière à le faire enfoncerjusqu'à sa moitié, il se corrodeun peu au-dessus de la surfacede l’eau ; en sorte qu’il finit parse couper en deux parties. Tousles corps odorans paraissent sus-ceptibles de produire les mêmeseilets avec plus ou moins d'é-nergie, suivant le degré d’exal-tation de leur odeur. Cette règlesouffre cependant des excep-tions; le céramen des oreilleset Ja graisse de volaille, quisont peu odorans , produirontdes effets très-sensibles. Le ci-tçyen Prévôt attribue ces effetsà un fluide élastique qui se dé-gage rapidement des corps odo-rans, et avec assez de force pourrepousser les fluides et les corpslégers qui les entourent. Le dé-gagement de ce fluide paraîtêtre favorisé par le point decontact de l’air et de l’eau. Ainsiquand, au lieu d’air, il se trouveà la surface de l’eau un autrefluide, tel que l’eau en vapeursou un atmosphère odorant, lefluide se dégage plus lentementdu corps odorant qn i ne se meu tpas. Çette indication des expé-riences du cil. Prévôt suffit pourmettre sur la voie ceux qui vou-dront faire des observations.( Bulletin de la Société Philo-matique , n®. i , an 5, et n°. 8,an G ).
§11. Classification desodeurs.
Linnée , dans sa Dissertationsur les odeurs des médicaniens ,avait établi une classificationen sept classes : les ambrosia -q.ues, les pénétrantes, Iss aro-matiques, les alliacées, les J'an-
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gevses , les vénéneuses et lesnauséabondes, auxquelles M. deSaussure ajoutait les piquantes.
M. Lorry, dans un mémoireinséré par extrait dans les Mé-moires de la Société Royale de.uirdecine , 1784 , p. 3o6, établitcinq classes d’odeurs, savoir:les camphrées , les narcotiques ,les étherées, les acides volatilset les alkalins.
Té odeur camphne.se trouvedanspresque toutes les labiées, dansune partie des composées, dansles lauriers, les myrthes , lestliérébinthes. Malgré l’altéra-tion des végétaux, elle subsistesans varier jusqu’à son entièredissipation. L’immutabilité estun caractère qui lui est pro-pre. Lorsqu'on enflamme l’at-mosphère de la liaxinelle, ilse répand autour de la planteune odeur de camphre très-décidée.
L’ odeur narcotique , se trouvedans l’opium , dans la familledes pavots, dans celle des bou-raches, dans tous les salanums,dans Passa fcétida, et d’autresgommes résines. Les roses mê-me , les liliacées, le jasmin , lestubéreuses farinées ne conser-vent qu’une odeur narcotiquequi ne quitte pas ces fleurs,même dans leur décomposition.Ce même principe est répandudans les substances animale*qui touchent à la putréfaction.Le musc, l’ambre, le casto-reum, donnentaussi une odeurnarcotique.
TJodeur êthêrêe , ainsi nom-mée parce qu’elle tient de l’o-deur de l’éther, se trouvedanscertaines espèces de poires ,