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flans les melons , les courges,les ananas et dans beaucoupde fruits commençant à mollir.
L ’odeur acide volatile se trou-ve dans la mélasse , l'aurone ,la cilronelle, dans une infinitéde fruits, et dans des écorcesaromatiques des pays méridio-naux. L’effet en est tout con-traire à celui de l’odeur narco-tique ; elle est promptementdétruite par la putréfaction.
L’odeur alkaline , âcre , pé-nétrante , mordante, se trouvedans les crucifères, et sur-toutle raifort, les oignons, les aulx,en général dans les plantes an-ti-scorbutiques; cette classe estla plus étendue.
Les observations deM.Lorryont bien quelque intérêt, matselles ne sont pas propres à nousdonner un système de classifi-cation des odeurs; il serait àdesirer que l’on parvînt à for-mer une échelle graduée desodeurs , comme M. Lamar-que en a donné une des cou-leurs dans ses Mémoires de Phy-sique et dHistoire Naturelle ;mais l’organe de l’odorat dansl’hommeest-ilassez perfection-né, assez exercé pour assignerle rang que chaque odeur doitoccuper dans cette échelle chro-nométrique, et pour établirdes bases fixes, immuables, etque tout le monde puisse re-connaître?
Ën 1797, le citoyen Fourcroya lu, à la Société Philomati-que , sur le principe de l’odeurdes végétaux , que Boerrhaaveappelait esprit-recteur, et queles chimistes modernes nom-ment arôme, un mémoire con-
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tenant des vues chimiques très-instructives et remarquables,sur-tout par un projet de clas-sification des odeurs végétales.
{ Voyez le Bulletin de la So-ciété Philomatique , an 6, p. 52 ).
Les connaissances sur la na-ture des odeurs sont encore très- 1bornées ; tout ce que nous sa-vons sur cette matière se réduità quelques aualyseschimiques,à quelques procédés plus oumoins compliqués, pour retirerl’esprit recteur des substancesodorantes : mais on ne trouvenulle part des vues générales ,des caractères distincts , desnuances intermédiaires , unesuite d’idées, une chaîne deprogression, un ordre de prin-'cipes et de conséquences , com-me dans les autres branches dela science naturelle; c’est, pourainsi dire, une mine ouverte,mais délaissée, dont les filonsne sont pas encore connus. Avant ’de la r’ouvrir il serait bon delire ce qui est dit sur les edeurs'dans les Lettres Philosophiques ’du docteur Taglini, et dans le’cinquième volume des Elémensde Physiologie, de Haller. IL'Encyclopédie méthodique , ■Dictionnaire de la Physiologievégétale , page 208 , contient 'quelques observations remar-'quabies sur les odeurs. Qu’il'nous soit permis d’insérer iciquelques réflexions de M. l’ab-bé Poncelet. « Je me pro-» mettais , dit - il, d’ébau-» cher des principes d’une mu-*» sique olfactive, comme j’a-» vais ébauché la gamme de la» musique du goût ( voyez-» Orgues des Saveurs ); mais’