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il parait de l’humidité sur lacoquille, c’est une preuve qu’ilssont frais, sinon l’on peut ju-ger qu’ils sont vieux. Un œuffrais a plus d’humidité qu’unvieux , et ses humeurs étant plustenues, percent plus aisémentles pores de la coquille. Aureste, tout le monde sait qu’ilsuflit de les mirer à la lumièrepour distinguer un œuf fraisd’un œuf vieux : l’œuf Irais
f iarait plein et sansbulles d'air;’oeuf vieux, au contraire, pa-raît vuide à la pointe et exté-rieurement rempli de petitspoints occasionnés par l'air di-laté dans l'intérieur, à mesureque le fluide de l’œuf s’est éva-poré par la transpiration à tra-vers les pores de la coquille.
§ III. Manière de faire écloreles anifs sans incubation.
Il est bien important, dans lesbasse-cours, que les poules met-tent le temps à profit: on saitqu’elles ne pondent pas pendanttout le temps qu’elles mettentà couver, et encore au-delà. Ona beaucoup parlé des fours d’E-gypte : les habitans deBermé,village. d’Egypte à cinq lieuesdu Caire , sont, dit-on , depuistrès-Iong-temps dans l’usage defaire éclore dans des fours faitsexprès des œufs qu’on leur portepar milliers. Voyez aussi à lafin du mot Çouches, leur usagepour faire éclore les poulets.On a fait, il y a trente ans en-viron, à Chantilly, det tenta-tives inutiles à ce sujet. On seservait, au rapport de M. l’abbéIVollet, d’étuves avec un feu
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de lampe; mais apparemmentque la vapeur de l’huile empê-chait le succès. Plusieurs foisle poulet s’est formé , mais iln’est jamais venu à bien ; ou s’ilest éclos, il n’a point vécu. Dansnotre Manuel du Naturaliste ,nous n’avons donné qu’une idéetrès-légère du procédé de M. deRéaumur : on peut le voir plusen détail au mot Poulets , § 1.
M. Messier propose une ma-nière plus facile, plus sûre etmoins dispendieuse que cellede M. de Réaumur, pour arri-ver au même but. Il fait passerle tuyau d’un poele dans ungrenier, ou dans tout autre en-droit élevé de sa maison; il yfait ensuite construire une lan-terne de six pieds et demi dediamètre, entourée de châssisvitrés, et terminée en dôme parle haut ; il y met des tablettesd’osier d’un pied de large toutautour, et les éloigne plus oumoins les unes des autres, selonla quantité d’œufs qu’il veutfaire éclore. Les châssis doi-vent s’ouvrir du haut en bas, etmême il faut que quelques car-reaux puissent s’ouvrir séparé-ment , afin de donner de l’air ,s’il se trouvait trop de chaleur:il est même nécessaire qu’il yait toujours dans la lanterne, unthermomètre pour en marquerle degré; il serait même bond’en avoir plusieurs posés à dif-férentes hauteurs, parce quela chaleur monte toujours , etque le haut de la lanterne , sielle était fort élevée, pourraitêtre trop échauffé, et le bas pasassez. Le tuyau du poêle doitpasser au milieu de la cage, et