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Tome quatrième.
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rissent très-bien ; et au lieu des’amaigrir , ils acquièrent de laforce. Si, après que ces oignonsont fleuri de la. sorte , on leslaisse dans l’eau pendant toutel’année, ils ne dépériront pas ,au contraire ils fleuriront dansJe temps , aussi bien que ceuxqui ont été séchés. Les ancien-nes racines de ces oignons ne sepourrissent que lorsqu’ils com-mencent à en pousser de nou-velles.

L’expérience a prouvé queceux des jacinthes et quelquesautres , ainsi ménagés, acquiè-rent un degré de perfection plusgrand que si on les avait mis enterre : ou doit avoir soin deremplir le vase d’eau à mesurequ’elle s’évapore ; si elle vientà se corrompre , on la jette ; onlavé le vase j on y remet de nou-velle eau ; on verse de l’eau prèsdes oignons , pour en détacherles saletés, et on les remet dansleur même position.

Lorsque les oignons ont étéménagés ainsi sous l’eau , de lamanière que nous venons de ledire , si on les retire , qu’on leslaisse sécher, ils fleurissent tousles ans aussi bien que des nou-veaux.

Quelques personnes croientaugmenter la vertu végétativede l’eau, en y mettant du nitre ,de la terre ; mais on voit les oi-gnons profiter bien mieux dansl’eau toute pure. Les oignons nesont pas les seules plantes qui yréussissent ; on y voit fleurir desœillets, des rejettons de rosiers ,dejasmin ,de rhevrefeuils,qtii,coupés à environ trois poucesde terre, sans aucunes racines,

OIN

y poussent très-bien , et y dcm-jlient des fleurs. Les semences degraines y germent, poussent destiges , des fleurs, et même desfruits. J

Fbyez.au mot Plantes , ce quiest dit des plantes qui végètentdans l’eau. j

Si l’on veut mettre en terreun oignon que l’on relire del’eau , et qui soit de nature à sêpourrir facilement, pour évitercet inconvénient , on fait untrou en terre ; on place l’oignonau fond de ce trou ; mais on nele recouvre point de terre qu’iln’ait poussé des fibres, et que latige ne soit sortie. ]

Les écailles qui recouvrentles oignons de fleurs , contien-draient-elles des germes desti^nés à les multiplier comme lesscilles?( Voy. Collection Accul\partie franç., t. XI, p. 22p.) |

OINOMËTRE. On nommeainsi un instrument imaginépour mesurer le degré de fer^mentation du vin dans les cuveset connaître le moment où elleest achevée , pour tirer le vmCotinstrument consiste dans uiicylindre fixé à la cuve , dans lejquel ou met un floteur léger )surmonté d’une réglé gradué^Par le moyen de cette règle 01connaît lemaximumd’élévatioiet le moment de descente.L’airitenr, M. l’abbé Bertholon . couseille de mettre dans la cuve uisecond fond percé de trous, qupuisse laisser passer la liqueuiet retenir le marc. Ce doublifond a encore d’autres avantagerelatifs à la qualité du vin ,' 111dépendainment de ce qu’il s’op'pose à ce que rien puisse déraiv