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l’on y fait une suture pour em-pêcher le composition de tom-ber; on remplit le gosier del’oiseau , depuis le ber jusqu’augésier, de la même composi-tion, par le moyen d'une plu-me on d’un fil d’archal : on luiperce la tète près de la racinede la langue avec la pointe desciseaux, et après en avoir tiréle cerveau , on en remplit levuide avec le même mélange.On ne touche ni aux cuisses niaux ailes, on les laisse dans leuTétat naturel. Après avoir ainsirempli l’oiseau , on le pend parles jambes pendant deux jours ,pour que les sels pénètrent avecplus cTe facilité les muscles etles ligamens qui lient les ver-tèbres du col. On le place en-suite dans l’altitude qu’on veutqu’il soit, et on l’assure par lemoyen de deux fils d’archal ,dont l’un passe par l’anus, l’au-tre par les yeux. A l’égard despieds, on les assure avec desépinglesou des pointes, et aprèsl’avoir laissé un mois dans cettesituation , pour lui donner letemps de sécher , on le placesur un petit support de bois,sur lequel on l’assure par lespieds avec deux épingles. Onlui-met des yeux d’émail, quel’oa attache avec de l’eau gom-mée.
Mais toute cette préparationest incomplette, ou pour mieuxdire ne vaut rien; elle a undéfaut essentiel, c’est que leschairsde l’oiseau se dessèchent,se durcissent, se déforment, etqu’il est impossible de les ré-tablir; le mieux est d'écorcheren entier l’oiseau ; cela deman-
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de un peu de dextérité , mais’avec de l’habitude on en vientaisément à bout; on le recout ,ensuite en le remplissant de co-ton , puis on le soufre. Maisil faut être ménagé de cettedernière préparation , qui ter-nit un peu les couleurs. Cepen-dant elle est indispensable, at-tendu que tous les animaux ,sur-tout ceux qui sont frais ,ont toujours sous le poil ou la.plume des insectes ou des œufsd’insectes. ( Voyez le mot His-toire naturelle , t. III, p. 252.),
On avait imaginé un procé-dé pour se procurer une collec-tion d’oiseaux, en alliant l’artà la nature. Nous avons vu deces sortes de tableaux exécutéspar le sieur Fr .inageol, il y aquelques années.
Les oiseaux les plus faciles àconserver suivant ce procédé,sont ceux d’une moyenne gros-seur; cependant ceux qui au-raient assez de dextérité pour-raient essayer aussi sur de petitsoiseaux. On prend une planchede bois bien sec, un peu plusgrande que l’oiseau que l'onveut conserver en tableau, par-ce que lorsqu’on y aura appli-qué l’oiseau , on peut y peindreen détrempe un ciel, un fondde paysage, ou tel le autre chosequ’ou jugera à propos.
On colle sur cette plancheplusieurs feuilles de papier fort,avec de la colle faite d’eau decoloquinte , dont l’amertumechasse les vers. ( Cependantil est possible que cette eau decoloquinte soit insuffisante, sil’on considère queson amertumese perd à la longue )- Qu réduit