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de la gomme arabicfue en pou-dre ; on la dissout dans de l’eaude coloquinte, ayant soin de neJui donner que le degré néces-saire pour coller les plumes del’oiseau sans les pénétrer. Ondessine sur le papier la figurede l’oiseau, et dans l’attitudeoù on desire l’avoir, -i l’on veutqu’il paraisse en relief , oncoupe un morceau de carlonde la grosseur de l'oiseau, qu’on! collesur la planche couverte depapier: on passe deux ou troiscouches de gomme avec un pin-ceau sur cette figure: on laissesécher une couche avant de lacouvrir d’une autre: quand lafigure est couverte de gommeà l’épaisseur de quelques lignes,on commence à coller sur le des-sin que l’on a formé de l’oiseau ,les plumes de la queue, que l’onapplique exactement dans lemême ordre où elles sont dansl’oiseau, en les trempant aupa-ravant dans la gomme arabiquepréparée. On fend les tuyauxdes grosses plumes, et l’on enôte la moitié, afin que les plu-mes se collent mieux contre lecarton ou la planche.
La dextérilé est sur-tout né-cessaire pour faire ces sortes detableaux ;on doit prendre gardede ne pas salir les plumes, etde ne pas se servir d’eau gom-mée trop fluide, qui les perce-rait. Les plumes collées doiventêtre pressées contre la planche;et l’on peut se servir pour ceteffet de morceaux de plombqui les tiennent assujéties , jus-qu’à ce qu elles se soient bienunies avec la gomme de laplanche.
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La queue de l’oiseau étantposée, on applique de mêmetoutes les autres plumes, en re-montant jusqu’à la tête: on estobligé d’employer de petitespincettes pour appliquer le du- -vet du col et de la tête; c’estsur-tout en appliquant ces plu-mes-ci , qu'on doit prendregarde de ne point faire usaged’eau gommée trop liquide, depeur d’imbiber ces plumes ,qui alors se colleraient toutesentières , et ôteraient tout l’ef-fet naturel du tableau. La figurede l’oiseau étant finieyil faut lacharger de poids pour presserles plumes contre la planche ;mais il faut prendre garde de nele pas faire trop tôt, sans quoila gomme percerait toutes lesplumes, et tout l’ouvrage seraitgâlé.
Lorsque toutes les plumes del’oiseau sont ainsi bien dispo-sées dans leur ordre naturel, ony colle le bec et les pattes. Letableau étant fait, on le metsous verre , collant le tout exac-tement pour le mieux , avecdu mastic de vitrier , ( Voyez cemot) afin de le garantir de lapoussière , et empêcher les iu-:sectes d’entrer.
Voyez le Journal delà. Blan-cherie, 1782, pag 5 q. Au reste ^des collections faites avec desoiseauxainsi préparés, auraienttrès-peu de mérite, et ne vau-draient pas la peine qu’un pa-reil travail demande.
Le goût qui s’est assez géné.-ralement répandu de faire ,dans les cabinets , des collec-tionsde différentes parties d’his-toue naturelle, est bien avan-