4^6 OMB
» on verrait, à midi et dansîj tous les autres tempsdu jour,n les ombres bleues, comme» on les voit au lever et auv coucher du soleil. Ainsi cette» apparence ne dépend pas uni-quement, ni même presque» point du tout de l’épaisseur3 j de l’air entre l’objet et l’om->3 bre 5 mais il faut considérer33 qu’au lever et au coucher du33 soleil, la lumière de cet astre33 étant affaiblie à lasurface de39 la terre, autant qu’elle peut33 l'ètre par la plus grande obli-33 quité de cet astre, les om-t> bres sont moins denses, c’est-33 à-dire, moins noires dans la33 même proportion, et qu’en33 même-temps la terre n’étaul33 plus éclairée que par cette33 faible lumière du soleil, qui33 ne fait qu'en raser la super-33 ficie , la masse de l’air qui. 33 est plus élevé, et qui par con-33 séquent reçoit encore la lu-33 nnère du soleil bien moins33 obliquement, nous renvoie33 cette lumière, et nous éclaire33 autant, et peut-être plus que33 le soleil. Or, cet air pur et33 bleu ne peut nous éclairer33 qu’en nous renvoyant une33 grande quantité de rayons de33 sa même couleur bleue; et33 iorsque ces rayons bleus, que33 l’air réfléchit, tomberont sur33 des objets privés de toute au-33 tre couleur, comme les om-33 bres, ils les teindront d’une33 plus ou moins forte nuance33 de bleu, selon qu’il y aura3 > moins de lumière directe du33 soleil, et plus de lumière ré-33 fléchie de l’atmosphère 33.
M. de Beguelin, de l’Acadé •
. OMB
mie de Berlin , a fait depuis à têsujet plusieurs expériences très-curieuses insérées tomeXII dela Collect. Acad ., partie étrang .,
P > 97 -
RI onge s'est occupé du même 'objet dans un mémoire impri-mé parmi ceux de l’Académiedes sciences , année. . . . M.Flaugergues, dans un mémoirepar lui adressé à l’Institut na-tional , sur plusieurs phéno-mènes d’optique , indiqueune expérience très-simple aumoyen de laquelle cette cou-leur bleue* qui eal celle de l’air,se^oiten plein jour.
Si pendant le jour on entre-ouvre d’environ un demi-pou-ce le volet d’une chambre d’ail-leurs fermée, et qu’on mettesur une table une chandelle al-lumée ( située de manière queses rayons arrivant sur un pa-pier blanc qu’on lui présente *ainsi qu’à l’ouverture du volet,fassent, avec ceux qui viennentde cette ouverture , un angled’environ quarante degrés ) ;qu'on place ensuite le doigt enavant du papier , ce corps opa-que produira deux ombres ,l'une sera jaune, et l’autre d’untrès-beau bleu. A mesure qu’onrapprochera la bougie, le bleu1 deviendra plus foncé, et le jau-ne plus faible, et le contrairearrivera si l’on éloigne la lu-mière. Cette expérience est ti-rée de l'ouvrage anglais deThompson , intitulé : Descrip-tion d’une méthode pour mesu-rer/es forces comparatives de lalumière fournie par divers com-bustibles , et dont on trouve unbon extrait dans la BibliothèqueBritannique ,