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Tome quatrième.
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épais , il lui sembla voir un au-tre homme achevai à côté delui, qui avançait, reculait, ar-rêtait en même-temps que lui,et contrefaisait ses gestes, sesinouvemens et son maintien ;qu’ayant ensuite passé de cetair nébuleux dans un air serein ,le cavalier avait disparu.

Au reste, si l air est un milieuplusou moinstransparent, pour-quoi n'aurait - il pas, commel’eau , la propriété de réfléchirJ’image d'un objet ? ce sont deuxfluides qui ont entre eux quel-que analogie.De même que nousvoyons notre image dans l’eau,de’ même les poissons doiventappercevoir leur image dansl’air .- plusieurs expériencespourraient conduire à le prou-ver. D’abord on pourrait inter-roger Jes plongeurs pour savoirsi, lorsqu'ils sont dans l’eau, ilsappercoivent leur image à sasurface ; et quelle réfractionsouffre à leurs veux.un bâtonqui passerait de l’eau dans l’air.En attendant, remarquons qu'a-vant le leverou après le coucherdu soleil cet astre parait êtresur 1 horison comme un écuparaît être à la surface de l’eau,quoiqu’on ne puisse voir le fondoù il repose. Mais , dira-t-on,nous devrions voir à tout mo-ment notre image dans l’air.j°. C’est une question de savoirsi l’image des objets se réfléchitdans le même milieu , et si ,malgré la propriété réfléchis-sante que nous reconnaissonsdans l’eau, les poissons y ap-perçoivent leur image. o. Q . Ensupposant que cela soit, n’ar-rive-Lril pas. tous, les jours que

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nous ne voyons notreimage dansl’eau qu’autant que nous vou-lons la voir. Peut-être si nous yfaisions attention , verrions-nous notre image dans l’air, enadmettant des circonstances quipréparent nos organes à sentirCet effet.

On lit dans la Géographiagmi rale.de Varenius , revue parNewton, tome III, pageS,proposition V, que les pliis pe-tites particules insensibles d’airrepoussent ou réfléchissent tousles rayons, comme fait un mi-roir ; mais que quelques-unesde celles qui sont distinctes etcomposées transmettent plu»de rayons, et en réfléchissentmoins, et que d’autres aussi enréfléchissent plus et en trans-mettent moins.

C’est pourquoi, ajoute le com-mentateur, l'on divise les par-ticulesd’airen opaques et trans-parentes; les premières trans-mettent moins de rayons et lesautres plus. La raison en est queles plus petites particules sem-blables à des atomes, sortant dela terre et de l'eau, sont-depe-tits corps solides sans pores, et.,par conséquent réfléchissent lesrayons, ou mettent obstacle àleur passage; car il est bien pro-bable que la transparence ou lopassage des rayons demandeque les pores soient bien dispo-sés et débarrassés de matières.Si les parties de l’atmosphèreou air sont composées des pluspetites particules, elles seronttransparentes, et transmettrontbeaucoup de rayons, pourvuqu’elles aient beaucoup de po-res bien disposés. Mais si h-s