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§ j tr . Manière de ramasser l'or,dans les rivières.
La manière de. tirer l’or descivières est différente selon leslieux. Dans quelques endroits,comme sur les bords du Rhin ,l’attirail des tireurs d’or .con-siste en une planche longue decinq pieds, large d’un pied etdemi, et épaisse de deux pou-ces , qui, à un de ses bouts a unrebord d’un pouce et demi ; onappuie le bout qui a unrebordà terre, et l’autre sur un tré-teau , pour en faire un plan in-cliné ; sur cette plance on clouelégèrement trois morceaux degros drap, de la largeur de lablanche , et d’un pied de long,çt à un pied de distance les unsdes autres, en plaçant le pre-mier au bout d’eu-haut ; on at-tache de plus au haut de laplanche une corbeille en ma-nière de claie, faite de cornoui-ller sauvage ; cette corbeilleconcave est le premier criblequi sert à séparer des caillouxle sable qu’on y met. Pour ceteffet on commence par y jeterdu sable, et avec une autrePelle de l’eau, tant qu’il n’yïeste plus que ce qui est tropgros pour passer.
La terre, la poussière, et toutqui est léger, est entraînéPar l’eau jusqu’au bas de laplanche, avec les plus grosgrains que leur pesantrury por-te ; les grains fins, mais pesans,s °nt arrêtés par les poils dudrap : c’est parmi ces grains que"ou trouve les paillettes d’orlui y sont confondues.
Tumÿ IV,
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Après que le crible a étérempli un certain nombre dafois, le drap ne serait plus enétat de retenir ce qui coule des-sus; on le détache et on. lelave dans une cuve pleined’eau.
Alors on lave plus attentive-ment le sable de la cuve; pour ceteffet,le laveurrempiit d’eau uneéenellede bois; il l’agile commequand on vanne le bled; quandune partie des grains légers apris le dessus , on verse douce-ment l’eau qui les entraîne; cesgrains sont presque toujours,blanchâtres.Ce travail demandede l’adresse et de la patience.Après plusieurs lofions réité-rées , on commence à appercè-voir les paillettes d’or; il y ena quelquefois des morceauxassez gros pour être pris à lamain. Lorsqu’à force de lotionsil reste peu de sable, quoi qu’ilsoit encore en assez grande quan-tité, alors on enterre l’or enlavant , pour ainsi dire , lesable avec du mercure; et onsépare enfin par des lotions àl’eau, le sable inutile.
Pour séparer l’or du mercureon le passe dans une peau dechamois ; l’or reste dans la peau,mais toujours un peu mêlé demercure.
il y a des lieux où les laveurs,au lieu de drap,ont seulementleur planche garnie d’entaillesoù le sable s’arrête. Dans d'au-tres endroits on couvre la plan-che d’une peau d’animal , lepoil en-dehors; enfin, la ma-nière de laver le sable variebeaucoup.
Au reste, il ne faut pas entre-
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