O R A
nous donnerons la méthode deles en débarrasser.
On ne peut conserver ces ar-bres qu’avec de grands soins : ilest essentiel de les placer à unebonne exposition pour les ga-rantir des mauvais vents quiles dessèchent : trop d’eau leurest fatale et les fait jaunir: ilsne demandent à être arrosés quelorsque la feuille commence àse plier un peu par la séche-resse. Lorsqu’on voit les feuillesdes arbres altérées , perdre cebeau verd foncé qui leur estnaturel, et qu’on les voit jau-nir, un des secrets les plus cer-tains pour les rappeler à leurpremière beauté, c'est de lesarroser avec de la lie de vin.
Les fourmis s’attachentquel-quefois aux orangers , rongentles Heurs; lemoyen le plus cer-tain pour les en garantir, est demettre souschaque pied d’oran-ger un vase que l’on remplitd'eau , et sur lesquels on metles pieds de la caisse ; les four-mis, qui n’osent point s’expo-ser à traverser cette eau à lanage, ne peuvent plus y abor-der. Cette méthode n’est guèrepraticable dans les gra ndes oran-geries; maiscfe qu’on peut fairede plus avantageux , c’est dedétruire dans le jardin, autantqu’il est possible , tontes leslourtuillières, et de 1-atisser fré-quemment les alléesoi sont dé-posésies orangers,afin d’inquié-ter les fourmis, et dé les dé-tourner de ces endroits. Voyezau mot Fourmis la manière dedétruire ces insectes. Peut-êtrequ’en frottant le bas de l’arbreavec de l’huile de genièvre , on
O R A 525
les empêcherait d’y monter ;car on dit que cette odeur lesécarte. On peut aussi enduirele pied de l’arbre avec de la glu,que l’on renouvellera de tempsen temps lorsqu’elle sera des-séchée; ce sera un piè»e tou-jours subsistant où viendrait seprendre un grand nombre d’in-dividus. On peut encore faireusage de bandes de peau de mou-ton , dont on entoure le tronc del’arbre. Les feuilles d’orangerset les jeunes branches sont quel-quefois couvertes de petites ta-ches brunes ; ce sont des gallin-sectesqui, comme nous l’avouadit dans notre Manuel du Natu-raliste , font beaucoup de tort àces arbres : le moyen de les endélivrer est de les frotter avecdu vinaigre. ( Voyez , sur lesgallinsectes, lesobservations deM. de la Hire dans la CollectionAcadémique , part. Jrang ., t. II,
p. 104, ia 5 ).
On dit qu’en Italie , lorsqu’on▼eut avoir des orangers naina,on ne fait autre chose que ren-verser l'arbre greffé et mettrele haut en bas ; ce qui empêchela sève de monter avec tropd'abondance, et de faire naîtredes rejetons trop vigoureux.
ORCANETTJE L’orcanelteest une plante de la Provenceou du Languedoc , dont la racinedonne une très-belle teinturerouge ; il faut préférer celle quiest nouvelle et encore un peusouple. Comme il n’y a quel’écorce de la racine qui four-nisse de la couleur, ilfantchoi-sir la plus menue. Si elle teintles doigts lorsqu’on l’a maniéeavee u:i peu de frottement, c’est