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Tome quatrième.
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une bonne marque. Vous nepourrez teindre avec la racine(i’oicanette qu'une matièregra-se ou spiritueu.se. Ainsi vousla laisserez infuser dans l'huilede noix, dans l’esprit de téré-benthine, dans l'esprit-de-vin,etc. ; et si vous voulez teindreune graisse ou de la cire blan-che, vous la ferez fondre, etvousy ferez trempercette racineen petits morceaux pendantquelques minutes.

ORCHJLS. Il paraît, par desrecherches annoncées dans lesTransactions Philosophiques ,qu’on pourrait réussir,dans destemps de disette, à préparer,avec les racines de Torchis, unaliment très-nourrissant et très-salubre, analogue au salep deTurquie , qui est aussi une es-

F èce cTorchis. Les racines dontauteur du mémoire a fait usa-ge, élaient Yanhis inorio, Jo/iismaculatis. Il pense que Torchispalmata major mas, produiraitle même aliment. M. l’abbé Ro-sier , dans ses Observations pé-riodiques, tome premier, penseque toutes les espèces d’orchissont également propres à fairele salep. Le véritable temps decueillir cette racine, est quandla graine est nuire et la tige flé-trie ( M. l’Abbé Rosierdit quec’est lorsqu’elle n’a poussé queses feuilles, et avant la florai-son) ;car alorsle nouveau tuber-cule dont on forme le salep estparvenu à sa grosseur. On re-connaît lejeune d’avec le vieuxépuisé par la végétation ; on lereconnaît, dis-je,à cet œil blancqui sort de la sommité, et qui«si le germe de la plante de l’jui-

o n a

née suivante. Lorsqu'on a sé-paré cette nouvelle racine de sfltige , ou la lïtve avec une petitebrosse; on en enlève la peaumince qui la recouvre; ou bienon trempe la racine dans de l’eauchaude . et celte peau se séparede manière qu’on peut aisémentl’enlever avec un linge. Lors-qu’on a ramassé une suffisantequanti té de ces racines ainsi pré-parées, on les place sur une plan-che mince dans un four aussichaud que si on voulait y fairecuire du pain, et on les y laissesuivant le degré de chaleur pen-dant G, 8 on 10 minutes : cesracines perdent alors leur œilblanchâtre , sans diminuer devolume,etacquièrent une trans-parence à-peu-près semblable àcelle de la corne. Alors on lesretire du four, et on les metsécher dans quelqu’autre en-droit à une chaleur modérée ; ilne faut pour cela que peu dejours : quand elles sont sèches,on les réduit en poudre, et Tons’ensertainsique du salep. Ÿoy.ce mot.

M. de Marcillac a lu à la So -ciété Philomatique, au moisde septembre 1791,un mémoiredont le but était de rappelerl’attention sur la farine , ou plu-tôt la fécule retirée des tuber-cules des racines des orchis , \substance peut-être la plus nour-rissante sous le plus petit vo-lume, et par conséquent d’unegrande ressource dans les tempsde disette , dans les voyages delong oours, etc. O11 lit dans cemétnoireque les frais deculnira ,des orchis reviennent à i 5 solsI par journée d’homme, et qu'on