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Tome quatrième.
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peut retirer n à 12 livres debulbes fraîches qui, par la des-sication , se trouvent réduites àenviron 4 livres. Leur prépara-tion , dit cet auteur, consiste àles laver dans plusieurs eaux,à les Cairebouillircinq minutesdans l’eau claire, et à les fairesécher au four après que le painen est sorti. Lorsque cette subs-tance est sèche , on la réduit enpoudre dans un mortier. Ellese conserve sans altération pen-dant plusieursannées. En 1782,M. de iSjarcillac a soutenu pen-dant un mois et rendu la santéà trois criminels qui, étant con-damnés au mauvais pain et àl’eau, étaient dans un état dedépérissement affreux ; il s’estservi de la seule fécule de l'or-dus mono mas. (Voyez le pre-mier Rapport général des Tra-vaux de la Société Phiioniati-que , p.

ORGE. Dans une ville d’Es-pagne , appelée Villu-Franca ,on a éprouvé que les branchesde sureau chassent la palomilla,petite mouche blanche qui croîtdans les orges emmagasinés etlesronge. Le corrégidor de cetteville ayant été informé du suc-cès réitéré de cette observation,a fait aussi - tôt porter de cesbranches dans des magasins d’or-ges destinés à la nourriture destroupes, et depuis ce temps-làcet insecte n’a point reparu.

Voyez dans ia Feuille du Cul-tivateur, t. V, p. i2i , le partiqu'on peut tirer de l’orge mondécomme aliment. Préparé à lamanière du riz, nu litron peut,dit -ou, nourrir trois personnespendant un jouruuUer; de sorte

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qu’un septier suffirait pour lesalimenter pendant plus de six,mois, sans aucune autre espècede nourriture.

M. de Chamousset avait trou-vé le secret de préparer despâtes, des syrops etrdes tablettesd’orge de la plus grande utilité,même pour les malades. Cespâtes se fondaient d’el les-mêmessans aucun soin, dans l’eau oudans des tisannes; on en pou-vait faire des bières excellentesou autres boissons fermentées,aussi salutaires qu’agréables. Ilne s’agissait que de les faireboni11 ir dans une certaine quan-tité d’eau. Ce secret serait-ildonc encore perdu comme tantd’autres? M. de t hamousset afait imprimer, vers 1771, deslettres sur l’usage de sa décou-verte.

Voyez dans la Collect. Acad.,part.jranç., lom. XIII, p. 26:1et 270, des observations ae M.Adauson , sur une espèce d’orgequ’il appelle orge de miracle.

ORGÉAT ( Syrop d’). C’estdans les chaleurs de l'été qu’on,fait principalement usage de cesyrop pour se rafraîchir et sadésaltérer; il est doux, très-agréable àboire, et d’une com-position très-facile. O11 en vien-dra à bout eu suivant exacte-ment le procédé que nous allonsindiquer. L’on prend une livred’amandes amères, et autantd’amandes douces; on les jettedansl’eau bouillante, mais horsdu feu ; on les y laisse tremperun demi-quart d’heure, ou dumoins jusqu’à ce que la peaupuisse s'en séparer facilement;ou ie$ épluche, et ou les jette