de tu 3 r anx acoustiques , verli-râlement disposés sur une es-pèce de gradin placé sur le hautde la partie postérieure dubuffet. Vis - à - vis des tuyauxacoustiques, sur Je même gra-din , mais vers la partie r.nté-rieure, était disposé un pareilnombre de phioles remplies deliqueurs, qui représentaient lessaveurs primitives ou les tonssavoureux. Ces phioles étaientégalement ouvertes dans leurpartie supérieure et inférieure jelles étaient dans une positionverticale , et bien assurées danscette position. L’orifice supé-rieur était fermé par un bonbouchon ; l’orifice inférieur ,dont le diamètre ne portait quesix lignes, s'ouvrait et se fer-mait à volonté, au moyen d’unesoupape à ressort, qui commu-niquait en même temps à lasoupape des tuyaux acoustiques,de manière qu’en pressant for-tement avec le doigt sur unedes touches du clavier , cettetouche fermant la bascule, com-primait l’une et l’autre soupape,et débouchait l’orifice inférieurdes deux tubes correspondans ,par,conséquent donnait entréea l’air dans l'un, et laissait sor-tir la liqueur de l’autre , quiallait se verser, au moyen d'unconducteur , dans un réservoir
f dacé au bas des phioles, et dansa partie laléralç du buffet. Ceconducteur étai t formé d’un grostube de verre, coupé longitudi-nalement par sa moitié, poséobliquement sous les phioles ,et formant un canal qui allaitaboutir au réservoir commun,qui n’était qu’un grand gobeletde crystal.
| Cet orgue avait tout-à-Ja-foisle double avantage de rendre, des sons harmonieux, et de for-mer des compositions savou-reuses. Si l’on touchait faux, laliqueur était aussi détestable quela musique dissonante et désa-gréable. Si l’on touchait savam-ment, de manière à former descombinaisons de tons harmoni-ques, la liqueur qui se trouvaitdans le réservoir était admira-ble. Cette idée, sans doute, esttrès-ingénieuse, et mériteraitpeut-être d’être suivie ; mais ily a une petite difficulté : nousne connaissons point de saveursprimitives d'une simplicité par-faite; toutes les substances sa-voureuses sont une combinai-son de saveurs différentes. Lesucre, par exemple, qui, com-me doux, se rapporte au mi,n’est pas tellement doux , qu’ilne participe du piquant, com-me on peut le juger en y fai-sant attention. Le citron parti-cipe tout-à-la-fois de l’acide,du doux, du piquant et de l’a-mer : au reste, c’est un objet surlequel on a fait encore très-peude recherches , puisqu'on n’apas même de nom pour dési-gner d’une manière précise tou-tes les espèces de saveurs. ( Voy.Journal de Verdun , mai 1 ySb,p. 5a/|, 327 ).
ORIPEAU. Nous nommonsoripeau ou clinquant, à cause deleur couleur, ces lames très-minces de cuivre jaune. Cettematière calcinée donne au verreune couleur entre l'aiguei-ma-rine et le bleu céleste.
Pour bien calciner ces feuilles,auxquelles on peut substituer
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