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entendait très-bien les paroles ;il en était de même lorsque sabouche était remplie d'eau.Un fil d'archal ne produisaitabsolument aucun effet. Aucontraire, en prenant un verreà bière cylindrique, et le sourden appuyant le fond contre lesdents supérieures, il suffisaitde parler doucement dans lacavité du verre, sans le tou-cher, pour se faire très-bienentendre. On réussissait égale-ment lorsque le sourd ayant labouche bien fermée et les lè-vres serrées, on lui pressait for-tement le verre contre le nez ,et celui qui parlait tenait sesdents tout près du bord duverre. On ne réussissait pasavec un verre de vin. Enfin, tousceux qui veulent parler auxsourds de ces différentes ma-nières, doivent avoir de bonnesdents, au moins à la mâchoiresupérieure, autrement leur voixest lout-à-fait confuse. ( Jour-nal de Buc'hoz, 17S1 , n°. 6 ).
Eu 1800, l’on proposa à l’ins-litut national un moyen defaire entendre à des sourds deJa musique exécutée sur unforce-piano. Ce moyen consis-tait à faire tenir par un sourd ,entre ses dents, une barre defer posée par l’autre bout surle Jorte. L'expérience en futfaite sur des sourds de nais-sance , qui rendirent compte del’effet qu’ils éprouvèrent d’unemanière si obscure, qu’il 11’yavait pas lieu de conjecturerqu’ils entendissent la musique,soit que l’imperfection ôti lanullité de leur organe 11e leurpermit pasdepercevoir tessons,
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soit que l’idée de la mélodieet de l’harmonie leur man-quât pour rendre l’elfet qu'ilséprouvaient. On fit l’expé-rience sur un invalide qui étaitentièrement devenu sourd ; iln’entendait pas les sons ; iléprouvait seulement une espècede frémissement qui mettaiten vibration uon-séulement sèsdents , mais aussi les autresparties du corps. Au reste, lemoyen proposé n’est pas nou-veau ; Porta, liv. 20, chap. 7,avait indiqué un procédé sem-blable , qu’on retrouve encoredans d'autres auteurs plus mo-dernes. (Voyez le Bulletin dela Société Philomatique , an 8 ,n°. 41 , p. i 55 ).
Un artiste de Schwartz bourg,cf 11 i a une connaissance particu-lière de l’organe de fouie, aimaginé un instrument fortingénieux contre la surdité :c’estuiie espèce de cof net un peudill'éreut de ceux dont on sesert ordinairement ; il peutservir à tous ceux dont la sur-ditéa quelque cause extérieure:on l’applique sur les dents su-périeures, et les sons recueil-lis par cette machine vont secommuniquer aux os de lamâchoire supérieure, et destempes, delà à trois petits os-selets fort minces, fort dureset fort secs, et par leur moyenaux organes immédiats defouie : c’est par rètte raisonqu’il y a des sourds qui en-tendent mieux quand ou leurparle par dessus là tête. Di-verses expériences assurent l’u-tilité de cette invention : lessourds ealend.eut avec cet ips-3