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Tome sixième.
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de cultiver nous - mêmes uneliante qui ne peut que diffici-ement autant perdre à changerde sol qu’à moisir dans la lon-tietraverséequ’elleest obligéee faire. D’ailleurs, on sait queles Chinois gardent pour euxle thé le mieux choisi et lemieux soigné j on sait qu’ilsmêlent souvent au thé qui sortde l’empire des feuilles qui ,quoique ressemblantes pour laforme, peuvent avoir des pro-

Î iriétés différentes; on sait quea grande exportation du théles areudus moins difficiles surle choix du terrein, et moinsexacts pour les préparations.Dans l'espérance que nous

f iarviendrons un jour à natura-iser cet arbrisseau dans notreclimat, nous dirons un mot desa récolte, de sa préparation etde la manière de le prendre.

A la Chine , la première ré-colte se fait sur la fin de février,les feuilles, alors petites, ten-dres et délicates, forment cequ’on appelle 1 e ficki-tsjaa outhé impérial , parce qu’il sertprincipalement à l’usage de lacour et des gens en place. Lesfeuilles de la seconde récoltequi, au commencement d’avril,sont plus grandes et plus déve-loppées, sont de moindre qua-lité que les premières ; ellesdonneut le too - tsjaa ou le théchinois , que les marchands dis-tinguent en plusieurs sortes.Enfin les feuilles cueillies aumois de juin, et parvenues àleur entière croissance, don-nent le ban - tsjaa ou le thégrossier, réservé pour le peuple.

Pi) appelle thé bouy celui qui

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vient dans un terrein pierreux,plus avantageux à sa culture. Ilest cependant certain qu’il y aplusieurs espèces d’arbre à thé.Il paraît que le thé verd et le thébouy ne viennent pas du mêmearbre. Les Chinois en sèmentdes champs entiers ; les Japo-nais se contentent d’en garnirles lisières de leurs campagnes :les feuilles sont alternes ; la Heurdu thé verd est composée deneuf pétales; celle du thé rougeest une grande lleur à six pétalesrouges, garnie dans son centred’nne houppe d’étamines réu-nies à leur base. Le thé bouy ,qui croît sur un sol pierreux,est supérieur à celui qui croîtsur des terres légères, et plusencore à celui qu’on trouve surles terres jaunes.

Quant à la manière de le pré-parer, les Japonais, au rapportde Kempfer, ont des bâtimentparticuliers qui contiennent unesuite de petits fourneaux, cou-verts chacun d’une platine defer ou de cuivre. Lorsqu’elle estéchauffée, on la charge de feuil-les qui, auparavant, ont étéplongées dans l’eau chaude ouexposées à sa vapeur. On lesremue avec vivacité jusqu’à cequ’elles aient acquis un degréde chaleur suffisant; on les verseensuite sur des nattes , et on lesroule entre les mains. Ces pro-cédés , répétés deux ou troisfois, absorbent toute l’humidité.Au bout de deux ou trois mois^ils sont réitérés, sur-tout pourle thé impérial qui, devant êtreemployé en poudre, demandeune dessication pluscornplette.Ce tlié précieux se conserve