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dans des vases de porcelaine;celui de moindre qualité dansdes pots de terre, le plus gros-sier dans des corbeilles dé paille.La préparation de ce derniern’exige pas tant de précautions;on le dessèche à moins de fraisà l’air libre. Outre ces thés, ilen est d’autres qu’on Apporteen gâteaux, en boules, en pe-tits paquets liés avec de la soieOn en fait aussi des extraits.
Quand le long trajet que letlié fuit par iner ne lui feraitpas perdre la plus grande par-tie desesselsbienfaisans, notremanière de le prendre seraitsuffisante pour faire évaporerses vertus essentielles. Nous lebuvons trop chaud et trop fort,nous y mêlons toujours beau-coup de sucre , souvent desodeurs, et quelquefois des li-queurs nuisibles. Il n’est pas deméthode plus mauvaise quecelle qui se pratique commu-nément de faire bouillir lesfeuilles de thé.En Angleterre,en Hollande, dans tous les Pays-Bas,en Allemagneetdans toutle Nord , on verse de l’eaubouillante sur le thé, et à di-verses reprises jusqu’à ce qu’onen ait retiré toute la teinture,ensuite on les jette et on enmet aussi-tôt de nouvelles; sila première teinture est tropchargée, on la coupe avec del’eau chaude pour en tempérerl’amertume et la rendre plus> agréable ; on suit en cela laméthode des Chinois, qui ont,ainsi que les Hollandais, destheyères et des fourneaux faitsexprès. Ces derniers, en buvantleur thé , tiennent du sucre
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candi dans la bouche. Les Ja-ponais suivent un autre procé-dé; ils réduisent leur thé enune poudre fine , sous unsmeule d’ophite ; ils mettent,avec de petites cuillers, cettepoudre verdâtre et qui a uneassez bonne odeur, dans leurstasses ; ils versent dessus del’eau bouillante avec un petitseau fait exprès; ils agitentensuite cette poudre avec depetits pinceaux de roseaux in-diens, découpés avec art, jus-qu’à ce qu’il s’élève de l'écu-me; ils prennent ainsi cetteliqueur sans sucre. ( HistoirePhilosophique des Deux-Indes ,par l'abbé Raynal , lom. III.Il Encyclopédie Méthod , tomeVIII des Arts et Métiers ,p. 98, contient des détails surla récolte et la préparation duthé.
Le thé du Paraguay est, ditM. l’abbé Raynal, la feuilled'un arbre de grandeur moyen-ne, qui n’a été décrit ni ob-servé par aucun botaniste. Quel-ques-uns cependant croient yreconnaître la feuille de la cas-sine , et l’appellent, thé de le.mer du Sud ; son goût appro-che de celui de la mauve, etsa figure de celle de l’oranger;on la divise en trois classes : la
{ iremière nommée caamys , este bouton qui commence àpeine à déployer ses feuilles,elle est fort supérieure aux deuxautres, mais elle ne se conservepas si long-temps, et il est dif-ficile de la transporter au loin :la seconde, qui s’appelle caa -mini , est la feuille qui a ac-quis toute sa grandeur, et dont