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Tome sixième.
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d’urine ; l’on verse ce suc surdes morceaux de toile de chan-vre, dont on a fait provision ;ou froisse cette toile entre lesmains; on la fait sécher ausoleil , puis on l’expose au-dessus d’une cuve de pierre, àla vapeur de l’urine, dans la-quelle on jette de la chaux viveou de l’alun ; après cela, onl’imbibe encore de suc de mau-relle , et ou recommence lesmêmes opérations qu’aupara-vant , jusqu’à ce qu’elle soitd’un bleu-noir foncé. U est sin-gulier que l’tfrine détruise lacouleur, tandis que son alkalivolatil développe les principescolorans. Ceux qui exposentleur toile imbibée du suc demaurelle à la vapeur du fu-mier de cheval ou de mulet ,courent risque de perdre lefruit de leurs travaux, lors-qu’elle y reste trop long-tempsexposée; il faut avoir soin dela retirer lorsque la couleurbleue parait ; autrement, ellese passe et se détruit : on em-ploie ces drapeaux à colorer lesvins , à donner à la décoctiond’iris bien sucré une apparencede syrop de violette. Les Hol-landais s’en servent pour colo-rer la croûte de leurs fromages.On peut voir dans YEncyclop.Méthodique, t. VIII des Artset Métiers, p. 214, l’art de laculture et de l'apprêt du tour-nesol ; et dans le Journal déHis-toire Naturelle, 1787 , p. 4*4 >un mémoire de M. Vellet, deNîmes , sur le meilleur moyend’extraire la partie colorantedu tournesol en drapeau et dela maurelle.

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On a inséré dans le Jour-nal des Arts et Manufactures ,toin. I, p. 66, un procédé del’invention deM. Chaptal, pourcomposer les pains de tournesol.Il consiste à faire fermenterle lichen parellus d’Auvergne ( c’est la base de Porseille)avec l’urine , la craie et la po-tasse. M. Chaptal observe quel’a 1 kali s’oppose au développe-ment du principe rouge qui ,mêlé an bien, forme le violetde l’orseille.

Le journal intitulé DécadePhilosophique, t. VII, p. 5 a 8 ,et le Journal des Arts et Manu-factures, t. II, pag. ! , ont re-cueilli un procédé hollandaispour la fabrication du bleu detournesol, qui ne se fait point,comme on le croyait, avec deschiffons colorés de la plante dutournesol, mais avec du lichen,de l’orseille, ou, à défaut decette dernière, de la grandemousse de chêne , le tout des-séché, pulvérisé, passé au ta-mis, mêlé avec un alkali nom-mé vedas, qui n’est qu’unecendre gravelee et pulvérisée,et enfin humecté d’urine hu-maine : la pâte devient rouged’abord; quelques jours après,elle prend une teinte bleue.On yjoint alors un tiers d’excellentepotasse. La fermentation se ré-tablit pour la troisième fois, etla pâte acquiert une belle cou-leur bleue. Il y en a qui, pouren augmenter le poids, y ajou-tent de la craie ou du marbre enpoudre. On remplit des moulesde cette pâte, et on les metsécher.

M. Bouvier, da,n* un nié-