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moire lu à la Société Philoma-tique, en décembre 1781, penseque les Hollandais font le tour-nesol en pain avec les lichensroccellus ou perella.
TOURS DE CARTES. Voy.l’article Jeux , § II.
TOURS DE FORCE. Ouvoit quelquefois dans les foiresdes batteleurs qui font des toursde force étonnans ; mais s'ilspossèdent une certaine forceparticulière , l’adresse qu’ilsemploient pour faire ces tourscontribue pour beaucoup à nousles faire paraître si surprenans ;quelquefois même l’adresse faitpresque tout.
M. Desaguillers, professeurde physique, dit avoir vu, à Lon-dres , un homme qui s’asseyaitsur une planche placée hori-zontalement, et, appuyant sespieds contre un ais vertical im-mobile, avait, un peu au-des-sous des hanches , une forteceinture terminée par des an-neaux de fer ; à ces auneauxétait attachée par un crochetune corde qui, passant entreses jambes , traversait l’appuiVertical par un trou pratiquéexprès; plusieurs hommes, etmêmedeux chevaux,employanttoutes leurs forces à tirer cetteCorde, ne pouvaient l’ébranler.
Ce même homme faisait en-core un autre tour par lequelil prétendait élever, quoiqu’ilne fît que soutenir, un canonde deux ou trois mille livrespesant ; pour cet effet, il seplaçait dans un châssis fait ex-près, où il pouvait jouir dela même position avantageusequ’il avait dans le tour d’a-
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dresse précédent ; le canon étaitplacé dans le plat d’une ba-lance, dont les cordes étaientattachées à la chaîne qui pen^dait de sa ceinture. Le-plat decette balance dans lequel étaitle canon de trois mille pesant,était soutenu par des rouleaux;lorsque les cordes étaient bientendues, les jambes bien affer-mies, on poussait les rouleauxqui soutenaient le plat de labalance , et l’homme , ainsipassé dans son châssis, soute-nait le canon du poids de troismille livres. M.Desaguilliers ,ayant remarqué que toute laforce prodigieuse apparente dece tour de force ne dépendaitque de la situation favorableoù était celui qui soutenait lecanon, fit une semblable e.xpéirience devant le roi George 1 er .,et plusieurs personnes la répé-tèrent après fui.
Ce prétendu phénomène deforce s’explique aisément, ditM. Desaguilliers, par la résis-tance des os du bassin, qui sontarcboutés contre un appui ver-tical ou horizontal ; par la pres-sion de la ceinture , qui affer-mit les grands trochanters dansleurs articulations; par la forcedes jambes et des cuisses, qui,lorsqu’elles sout parfaitementdroites, présentent deux fortescolonnes capables de soutenirau moins quatre ou cinq millelivres. On sait qu’une puissanceest inefficace quand son actioase dirige par le centre du mou-vement, et M. Desaguillers faitune application ingénieuse dela ceinture dont on vient deparler plus haut, dont un o»