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§ II. Tombereaux.
Le tome IV du Supplémentde l'Encyclopédie , p. 948, donnela description d’un tombereauà gravier qui se charge lui-même. On en trouve la figuredans les planches du supplé-ment, article Agriculture .
En 1779, ' e S r - Mané, or-fèvre-bijoutier, a imaginé uneforme de tombereau propre àfaciliter le chargement et ledéchargement. Ce tombereau ,destiné à enlever les boues deParis , ne différait point, par sesdimensions , des voilures decette espèce qui circulent jour-nellement dans Paris . Il fauten voir la description dans leJournal de la Blancherie , 1782,pag. 2 o5.
En 1781, M. Tremel, méca-nicien, faisait voir un modèlede charrette qui réunissait ledouble avantage de servir detraîneau et de tombereau. U11seul homme pouvait chargeret décharger des fardeaux assezpesans sans secours de moulinetet sans cordage , le dessus, de-puis les deux limons jusqu’auderrière, formant un plan in-cliné et traînant par terre. S'ilse trouvait quelqu’obstacle quiempêchât que le fardeau ne pûtêtre traîné plus loin, le char-retier pouvait lever les deuxlimons, et au moyen de deuxcrochets suspendus à l’essieu ,et qui raccrochaient les deuxcôtés du traîneau eu remettantles deux limons dans leur pre-mière position, le traîneau pre-nait la forme d’une charrette
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ordinaire, sur laquelle le far-deau se trouvait naturellementplacé. Il est facile de voirqu'euy adaptant des planches on euformait un tombereau. (Journalde, la Blancherie , 1785, p. 216).
§ III. Chariots.
Nous entendons communé-ment par chariot, une voiture àquatre roues, qui sert à la cam-pagne pour le transport desbleds, du foin , etc. On s'en sertencore dans les villes pour lesapprovisionnemens , transportde bois, de grains, de meu-bles, etc. Ces voitures sont tropconnues pour en rien dire deplus.
Le Recueil des machines deP Académie, t. III, p. 'iâ et 5 f,donne la description du chariotà voiles, de l’invention de M.Duquel. L’industrie humainesait faire servir les élémens àses usages. Ce chariot nous rap-pelle les moulins à la polonaise,mus par le vent, et qui, par lafaculté qu'ils ont de rouler,même sur une terre labourée,peuvent servir à transporterdes terres par le moyen de pe-tits tombereaux quiy sont adap-tés. (Voyez Charrue ).
M. Lela rge, mathématicien,présenta à l’Académie des scien-ces, en 1719, un chariot briséde son invention , plus com-mode à tirer, et qui ruine moinsle pavé. (Journal des Savons ,1724, page 179 de la 1 1 '. édi-tion, et p. 1G8 de la 2 e .)
O11 trouve dans le JournalPolitype , t. II, p. 84, la des-cription et la figure d'un cira-