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remis pour l’année 1787. 'Sousignorons si le programme a étérempli.
Le Journal de la Blancherie ,1786, p. soi et 285, a proposédeux questions que nous al-lons rapporter, parce qu’ellesintéressent un des plus beauxarts, celui de l’architecture.
« Peut-on compter assez surla manière de diminuer lapoussée latérale des voûtescontre les murs qui les sou-tiennent, en noyant de barresde fer dans le haut l’assise depierres de taille qui sert denaissance à la voûte, et les as-sit jétissant assez bien par desboulons verticaux à chaque an-gle, pour que l’on pût éleverplusieurs voûtes les unes sur lesautres, saus être obligé d'aug-menter de beaucoup l’épaisseurdes murs et leur talus?»
« On dit que Philippe Bru-nelleschi voûta la fameuse cou-pole de la cathédrale de Flo-rence , connue sous le nom deSainte-Marie-des-Fleurs , sansse servir d’aucuns ceintres ouincavalcatura , comme disentles Italiens. Cette coupole estde forme octogone, et ses cein-tres sont en tiers point, ce quelcsltaliensappellent sesto acuto.L’histoire exacte d’une pareilleconstruction ne saurait man-quer d’intéresser les architec-tes. On sent bien qu’il est ab-solument impossible de se pas-ser de ponts légers pour passerles ouvriers et les briques; maisest-il vraisemblable qu’on aitpu se dispenser de fortes arma-tures ou de ceintres pour laTomg VI.
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construction de cette immensecoupole ? »
§ I et . Voûtes d'un seul jet tdont les ornemens paraissaitsculptés.
Lorsqu’on voit pour la pre-mière fois la richesse des orue-mens qui décorent la plupartdes voûtes des grands édificesen Italie , on conclut légère-ment qu’il a fallu dépenser dessommes très-considérables pourles faire exécuter; on y par-vient cependant à très-peu defrais depuis très-long-temps.
Lorsque les murs sont élevésjusqu’à l’endroit où doit êtra lanaissance des voûtes, il faut,i°. placer les ceintres comme àl’ordinaire; 2 0 . mettie de l’unk l’autre des planches jointesensemble à la languette, pourformer une voûte en bois, laplus parfaite qu’il est possible,et où il ne se trouve aucuneouverture par où les matièresliquides qui doivent entrer dansla composition de la voûte d’unseul jet puissent s’écouler ;5°.on semera-à la main sur cettecharpente de la bonne terrefranche passée à la claie ; onfixera ensuite les moules detous les ornemens qui doiventêtre de relief dans la voûte, etle relief de ce qui doit êtrecreux, comme le champ descaissons ou sont te3 rosaces :ces moules peuvent être enterre glaise bien cuite.
Ces opérations étant faites,ou doit prendre de la chauxmêlée avec de la pozzolane,ou tout autre sable qui ait lesKk