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Tome sixième.
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mêmes propriétés, et que l’ondétrempera un peu 'pour larendre plus liquide : on rem-plira tous les moules de cettematière, observant de char-ger les cei ntres de la voûte leplus également possible, c’est-u-dire, qu’un même nombred’ouvriers travaillera de cha-que cqté pour ne point déran-ger les ceintres. Lorsque toutela voûte de charpente sera cou-verte de cette matière liquide,ou lui laissera prendre une cer-taine consistance, et l’on voû-tera par-dessus en brique ouen tuf, comme à l’ordinaire :le tuf conviendrait mieux,parce que le mortier x»u le plâ-tre qui entre dans ses pores, etdans les trous que l’on pratiquealors dans la voûte de jet, em-pêche que cet enduit ne sedétache par la suite. Lorsquel’ouvrage a pris une certaineconsistance , on désarme lavoûte, et on enlève les moulesavec précaution : comme ilsont été saupoudrés avec de laterre francité, le plâtre ou lestuc des ornemens ne s’y atta-che point; on répare ensuite lesornemens, ce qui devient peudispendieux , sur-tout si l’onévite les frais d’un échafaud ,en se servant d’une tour rou-lante, eu charpente, semblableà celle dont on se sert pourémonder les arbres. On a suiviles procédés que nous venonsde décrire dans la constructiondes voûtes de la fameuse églisede Saint Lierre, et de plusieursautres édifices en Italie . Il fautremarquer que les moules derosaces, de caissons et compar-

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timensquelconqnesservent pen-dant long-temps, et sont très-faciles à faire.

Le stuc nécessaire pour lesvoûtes s’obtient facilement :onpile dans un mortier de pierredes fragmens de marbre blanc ;on en mêle la poudre avec laplus belle chaux , faite avec dumarbré ou de la pierre de Ti-voli , que l’on nomme à Rome du travertin: on met deux tiersde chaux et un tiers de mar-bre pilé, que l’on mêle bienensemble avec une suffisant»quantité d’eau. Lorsqu’il s’agitde donner un certain lustreaux ouvrages de stuc , on lesarrose avec de l’eau dans la-quelle on fait dissoudre du sa-von blanc; le stuc devient plusdur,et par conséquent suscepti-bled’un plus beau poli.(V.iftuc).

Le ciment de M. Loriot estindiqué comme propre à fairedes voûtes d’un seul jet. ( Voy.tom.IIde cet ouvrage, p. i5i).

§ II. Manière de construire lesvoûtes de caves sans pierres ,briques , ni ceintres en char-pente y et à deux tiers demoins pour la dépense decellesen pierre.

Il existe près de la porte doSte -Clair, à Lyon , des restesde l’ancien conduit souterrain,construit vraisemblablementpar les Romains , où l’on nevoit ni pierres ni briques, mê-me dans sa coupe verticale ,mais seulement une substancehomogène très-dure, pareille àdu mortier ou mastic , qui for-me la totalité de cet ouvrage,