graphique qu’â celui des voies de communication; en se-cond lieu, nous aborderons la description du .Jura et de lagrande plaine suisse. Enfin, les stations des Alpes passe-ront sous nos yeux, commençant par celles de Fribourg et finissant par les Grisons et le Tessin .
La Suisse présente, sur un territoire très petit, unegrande variété de climats, conséquence des différences deconfiguration du sol. D’un côté, le Jura avec son atmos-phère plutôt froide et âpre, et la plaine, très chaude enété, très froide en hiver, contrastent avec les climats quis'échelonnent dans les Alpes , depuis leurs premiers con-treforts jusqu’aux dernières altitudes où l’homme peutrésider d’une façon prolongée. En hiver, tandis que laplaine est couverte de brouillards ou balayée par un ventdu nord-est redoutable, la montagne, éclairée par le soleil,est chaude en comparaison de la plaine, dans les endroitsdu moins où le vent du nord-est n’a pas accès. Enfin, leTessin constitue en Suisse une zone spéciale, dont le cli-mat, des plus intéressants, réunit les caractères des Alpes à ceux du Midi .
Cette diversité de climats, jointe à un grand nombrede sites pittoresques, dont le spectacle agit favorablementsur les malades, devait nécessairement faire de la Suisse un sanatorium international dans la mesure où les voiesde communication se développeraient et mettraient à laportée de tous ses ressources climatériques et balnéaires.Si l’amateur du pittoresque et des vieilles coutumes etl’artiste peuvent déplorer l’envahissement du monde alpinpar la foule, le médecin doit s’en réjouir : on trouve del’air, du soleil, des forêts, de la santé, en un mot, pourtous sur les hauteurs, et perdu dans les sapins, ou arrivéau sommet d’une cime, le touriste ou le malade entendavec reconnaissance la locomotive siffler dans la vallée.
La proximité de stations de diverses altitudes et de tem-pérature différente permet aux malades de passer aisémentde l’une à l’autre, suivant les indications médicales ousuivant les saisons. Sous ce rapport, un fait importants’est accompli récemment : l’ouverture du chemin de ferdu St-Gothard a mis la région des lacs du Tessin auxportes de Lucerne et du lac des Quatre-Cantons . Le perce-ment du Simplon assurera de même une communicationrapide et facile entre la région du lac Léman et celle dulac Majeur .
On trouvera au cours de cet ouvrage des indications