détaillées sur la température, l’humidité, les vents, l’étatde l'atmosphère des stations décrites. Nous grouperonsici quelques considérations générales dont la connaissanceest utile pour avoir une idée exacte de l’action climato-thérapique du climat suisse .
Nature du sol. Forêts. Pâturages. Marais. — La naturedu sol suisse se compose de la façon suivante : 31 % duterritoire sont improductifs, couverts de rochers, de neige,de glaciers ou de cours d’eau ; 33 % son t couverts depâturages; 20 % de terres cultivées et 15 % de forêts. Enfaisant abstraction des territoires improductifs, on trouve,dit Christ , que les forêts couvrent 22 % ou un peu plusd’un cinquième de la surface du sol (c’est-à-dire moinsqu’en Autriche , 30 %, en Allemagne 25 à 33 %)• La ré-gion la mieux boisée est le Jura avec 30%, la moins boisée,le canton d’Uri, avec 6 % de forêts. Elles sont rares aussidans certaines régions du centre des Grisons (par exem-ple, le val d’Avers). Ailleurs, en Engadine , dans le IJaut-Valais, les forêts sont peu denses, étant constituées par lemélèze dont le gracieux et léger feuillage ne donne .jamaisune ombre épaisse. Certaines stations sont placées aumilieu des forêts, ainsi le Gurnigel, Tenigerbad, Fideris ,etc. Les forêts exercent sur le sol une influence réfrigé-rante. Fan/Uiauser (ci té par Christ) a constaté que l’hu-midité de l’air dans les forêts est de 8 à 13 % plus consi-dérable qu’en rase campagne ; l’évaporation n’y est que le30 %> (forêt d’épicéas) ou le 50 % (forêt de hêtres) de cequ’elle est sur le sol nu. Les forêts sont donc plus humi-des et conservent plus d’eau dans le sol que les prairies :mais elles sont aussi plus froides (en moyenne de 0°5 à0°6). Les minium thermométriques y sont de II à 14 °. 0plus bas, en revanche les maxima de3à 11 %plus élevés.Les forêts agissent aussi sur l’atmosphère ambiante parla respiration de leurs arbres, par la production d’ozone etd émanations résineuses. Elles ont sur leurs environs uneinfluence régulatrice en ce sens que leur sol est moinséchauffé de jour et rayonne moins la nuit.
Le sol, bien recouvert de prairies et de pâturages dansla majeure partie de la Suisse , ne peut s’échauffer outremesure aux rayons du soleil. D’après Weber, l’air au-dessus d’un sol recouvert d’herbe a jusqu’à 20 degrés demoins qu’au-dessus d’un sol voisin sablonneux; c’est unfait important pour les stations d'altitude, car le, soleil yétant, comme nous le verrons plus loin, d’une grande