— 5 —
intensité, le séjour en serait intolérable si le sol étaitdénudé. Le sol gazonné emmagasine aussi moins de cha-leur que le sol nu.
Outre les forêts, les prairies et les cultures, il existe enSuisse quelques surfaces marécageuses, dont l’étendue vasans cesse en diminuant, grâce aux travaux considérablesexécutés dans ce siècle pour la correction des rivières.Sauf au Tessin , ces marais n’ont pas d’importance pournous, car il n’y a pas de stations climatériques dans leurvoisinage.
Influence de l’altitude sur la température moyenne.—
Elle s’exprime dans les termes suivants : la températuremoyenne décroît de 0.58° pour 100 m. d’altitude, pour lesAlpes (Hann) ; d’après Hirsch , cette décroissance est plusprononcée sur le flanc sud des Alpes , 0.69°, que sur le flancnord, 0.55°. On l’exprime aussi d’une autre façon par ladifférence d’altitude qui correspond à un abaissement d’undegré :
Groupe du Saint-Gothard.165 m.
» Simplon.165.7
» Julier.171.5
» Sai nt-Bernard.181.8
» Bernardin.184
» Rigi.204
Moyenne générale.186.2 m.
» » d’après Hann . . 170
Certaines localités ont donc par le fait seul de l’altitude,toutes choses égales d’ailleurs, une moyenne plus basseque d’autres. Hann fait remarquer que la diminution seproduit 1.5 fois plus vite en été qu’en hiver. Pour 100 m.on a, suivant les saisons, les diminutions suivantes :
Hiver Printemps Eté Automne
0.45° 0.67° 0.67» 0.53»
Influence des lacs sur la température.— Les nombreuxlacs de la Suisse ont une influence importante sur le climat,do leurs rives, action à double face, comme nous allons levoir. D’une part, en été, la température de l’eau restantau-dessous des rivages réchauffés par le soleil, il souffledu lac sur la terre une brise qui rafraîchit et renouvellel’air. D’autre part, en hiver, les lacs, ayant une tempéra-ture supérieure à celle de l’air et des rives, émettent une