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ter de nombreux hôtels confortables et des voies d’accèsfaciles, belles routes, ou même chemins de fer (jusqu’àDavos 1560 m., Zermatt 1680 m.) On a vu s’élever dansdes vallées autrefois désertes de véritables sanatoria, sou-vent construits avec plus de respect pour les lois de l'hy-giène qu’on ne le fait à la plaine. Quelle est donc l’actiondu climat de la haute montagne ? La foule qui encombreà certains moments les stations d'altitude, obéit-elle à unemode ou à un instinct qui a devancé les recherches scien-tifiques de la médecine? Nous chercherons dans les pagessuivantes à nous rendre compte de l’action, encore impar-faitement connue, des divers facteurs du climat d'alti-tude.
Le premier fait, le fait capital, qui nous arrêtera uninstant, c’est la diminution de la pression atmosphérique,qui est d’autant plus notable que l’on s’élève plus haut.La pression moyenne est indiquée dans le tableau suivantde 100 en 100 m.. pour les altitudes qui nous intéressent:
m. mm.
m.
mm.
m.
mm.
m.
mm.
m.
mm.
200 741
000
705
1000
670.5
1400
637.5
1800
606
300 732
700
090
1100
002
1500
029.5
1900
599
400 728
800
087.5
1200
654
1000
021.5
2000
591
500 714
000
079
1300
045.5
1700
014
La couche d'air qui enveloppe la terre a une épaisseurbeaucoup moins considérable dans les hautes montagnesqu’au niveau de la mer. Ce fait augmente l'intensité desrayons solaires, et celle du rayonnement nocturne'.aussi le soleil est-il ardent et la nuit fraîche, et le sol secouvre-t-il facilement de fortes rosées, parfois même, dansles hautes Alpes , de givre en plein été, quand la nuit a ététrès claire.
La température moyenne de l’air diminue, commenous l’avons vu (page 5), à mesure que l'altitude augmente.Il est bon de rappeler ici que le climat des hautes" valléesest extrême, d’une part parce que le rayonnement nocturneest très prolongé en hiver et que l’air froid stagne la nuitdans les vallées ; d’autre part, en été, parce que l’inso-lation considérable échauffe fortement le sol et les pa-rois rocheuses et que les vents sont brisés par les mon-tagnes.
L’humidité absolue, c’est-à-dire la quantité de vapeurd’eau suspendue dans l’air, diminue rapidement avecl’altitude, bien plus rapidement que la pression. D’aprèsHann, on n’a plus à 2000 m. que la moitié de la vapeur