— 19 —
d’eau contenue dans l’air à la pression de 760 millim..tandis que cette pression elle-même n’est réduite qued’un tiers environ. Quant à l’humidité relative , elle suitune marche inverse de celle de la température : élevée lematin et le soir, elle diminue beaucoup au milieu de lajournée. Elle a son minimum en hiver, son maximum enété, elle passe rapidement d’un faible degré à un degréélevé. On peut voir dans certaines vallées les nuages setraîner à terre, avec 100 % d’humidité relative, et, quel-ques heures après, constater une sécheresse extrême (50,30 % même).
La diminution de l’humidité de l’air a une influenceconsidérable sur l’intensité de la chaleur solaire. D’aprèsViolle, la vapeur d’eau de l’atmosphère absorbe 5 foisplus de chaleur que l’air sec qui la contient.
L’humidité relative de l’air devenant de plus en plusfaible dans la mesure où la température s’élève, oncomprend que l’air des appartements soit très sec à lamontagne ; ainsi Volland indique 57.6 d’humidité relative,par 12.9° de température, dans une chambre à Davos , alorsque dehors il y avait 2.7° et une humidité relative de 87.Aussi voit-on souvent se fendre à grand bruit des meu-bles qui avaient pourtant séjourné longtemps à la plaine.
L’humidité relative a une grande importance pourl’organisme; plus elle est faible, plus la perte d’eau par lapeau et les poumons est grande. Ses variations trop brus-ques se font parfois péniblement sentir sur les maladesdélicats. On évalue à 900 grammes par jour la quantitéd’eau qu’un homme élimine par les poumons et la peau,et celle-ci se charge d’évacuer 0.6 de ce total, c’est-à-direplus de la moitié. La sécheresse de l’air facilite cette fonc-tion, mais en même temps elle excite, d’une façon géné-rale, donne de l’insomnie, de l’accélération du pouls, dela sécheresse de la peau, de la diminution de la chaleuranimale. Ces symptômes s’observent plus ou moins net-tement chez les individus nouvellement arrivés dans lesaltitudes, avant leur acclimatation (Hann). On trouvera àpropos de Davos quelques remarques sur l’humidité rela-tive des altitudes en hiver et ses modifications dans l’airinspiré.
L’intensité de la chaleur solaire est un des facteursprimordiaux du climat de montagne, facteur banal pour-tant, car il n’est pas un touriste qui n’ait remarqué la■chaleur extrême des rayons solaires dans les altitudes.