114 Théorie Nouvelle
Comment les rayons des entonnoirs peuvent excéder leurs li-gnes de moindre refifance ; & pourquoi ils ne la peuvent
.excéder qu à un certain point : Observations fur la chargedes Fourneaux & fur l’élargisement des Entonnoirs .
(78) Les anciens Mineurs ont cru que les rayons des entonnoirsPS, ne pouvoient jamais surpasser la ligne de moindre résistancePO de quelque grandeur que fût la charge ; mais l’expérience ôcla raison même sont contraires à ce sentiment ; car h l’on aug-mente la quantité de la charge du fourneau sans l’approfondir da-vantage ; il est évident que la ligne de moindre résistance corres-pondante à cette charge, auroit fait un plus grand effet de l’aveumeme des anciens Mineurs : Supposons donc que la premiere airdonné un rayon égal à sa ligne de moindre résistance; il est encoreévident que si j’enfonce la seconde charge : de sorte que chaqueligne de moindre résistance correspondante soit dans le rapportqu’elle doit avoir avec fa charge, le rayon de l’entonnoir que feroitcette charge, fera plus grand que celui de Fentonnoir qu’a don-ne la premiere charge, puisque ce rayon sera égal à sa ligne demoindre résistance laquelle est plus grande : Remettons donc laseconde charge à la place du premier fourneau , sa force équili-brante sera la même , puisque c’est la même charge ; donc sonrayon équilibrant plus grand doit aussi donner ( comme nous ve-nons de Je voir) un plus grand rayon d’entonnoir.
(79) Dès qu’il ne s’agit que de faire de grands entonnoirs, ilrésulte de-là qu’il n’y a qu a L approfondir le plus bas que l’onpeut, ôt forcer de poudre autant qu’il est possible ; mais lorsqu ilest dangereux de faire crêver les fourneaux voisins , ou les gale-ries qui y conduisent, ou d’être incommodé par les matériaux àenlever , qui retombent aux environs de l’entonnoir, il faut pro-portionner la charge des fourneaux aux lignes de moindre résistan-ce, en faisant des épreuves fur un terrein homogène à celui qu’onveut miner selon la pratique ordinaire ; & pour lors on peut fairejouer plusieurs fourneaux í’un fur l’autre, fans que les éforts des pre-miers empêchent les effets des seconds fourneaux , qui seront fousles premiers. Mr. de Valliere nous a donné une Méthode à la-quelle on ne peut rien ajouter ; ôc Mr. Belidor vient de nous pro-mettre une Théorie fur les mines , de laquelle on doit efperer d’ê-tre satisfait. En attendant qu’il ait mis au jour son ouvrage, dont il