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moins de poussée que les autres, parce qu’elle n’est autre chosequ’un cône vuide «D B ( Fig . 15 3.)., dont la pointe slbM est beau-coup moins pesante, que la partie résistante £DFBM ; au lieu quedans la voûte oblongue AFNB, la partie agissante ACPN, estbeaucoup plus pesante par rapport à la partie résistante CPFB,que dans le cône.
L’espace conique abM. est aussi plus petit que l’espace rectan-gulaire AcNp ; & par conséquent la voûte sphérique présente unmoindre espace aux bombes que la voûte oblongue ; ce qui n’apas besoin de démonstration, la seule figure se démontre : ôc com-me il est plus facile de tirer sur une grande étendue que fur une pe-tite , il fera par conséquent plus facile de tirer une bombe fur lapartie agissante d’une voûte oblongue d'un magasin dont la baseseroit égale à la base circulaire d’un autre magasin , que sur la par-tie agissante de sa voûte sphérique.
SECTION TROISI E'M E,
: Sur la Addcanique ciu PûiníCîîlCîît,
CHAPITRE PREMIER.
D u But en Blanc, pour quel effet on s’en sert , de f usage auquel ondoit dejîiner les Pièces selon les occasions& la maniéré de s’enjervir > tant du côté des affiégeans , que du coté des affégés.
I L est de la derniere importance pour la théorie du poinrementde connoître la véritable portée du but en Flanc des pièces :les Canoniers jusqu’à présent nous ont donné une connoissancetrès imparfaite ; car ils ont crû que le but en blanc d’une piéce n’é-toit autre que fa portée horisontale, en la pointant de niveau , ensupposant le but dans un parfait niveau avec la volée de la piéce :de sorte que de cette façon il n’y auroit plus de but en blanc, dèsqu’il faudroit élever ou abaisser la piéce en ajustant l’áxe de fa vo-lée au but : le but en blanc n’est donc autre chose que l’espaceCB ( Fig. 154»), que le mobile parcourt par son impulsion , tandisque par la gravité il parcourt un espace AB peu sensible : de sortequ’en alignant Taxe rectiligne de la volée de la piéce au but A, la