DE L A R T I L L E R I E. 11 . P A R T. 217raisons que nous avons dit ( Chapitre septième , Seâíion premiere decette seconde Partie ), & se démontre de la même maniéré que lesdeux autres cas précédens , en faisant voir que dans cette courbeil n’y a aucun point A ou X, Lcc. dont la direction correspondan-te NA ou NX, &c. n ait été parcourue dans un même tems pré-cis par l’impulíion , que la chiite AR, SX, &c. correspondanteaura été parcourue par la gravité.
J’aurois pû donner les formules pour tous les cas des différen-tes directions fur des buts situés fur toutes sortes de niveaux; ainsique je l’ai fait pour le sistême de Galilée dans la premiere Seciion decette seconde Partie ,* & dans le Chapitre même fans formule ; auílìbien que plusieurs réflexions & démonstrations très curieuses furla durée du mouvement sensible d’impulsion ôc décélération,jusqu à ce que leurs vitesses instantanées soient réduites à une in-finitiéme, qui dans la pratique ne peut être prise que pour une li-gne droite, dont linsinitiéme, qui exprime la largeur, exprime-roit fa vitesse instantanée de l'impulsion , Ôc en même tems expri-meroit la vitesse instantanée dont celle de la chûte seroit augmen-tée dans cet instant qui termine le mouvement sensible : de sorteque la courbe des projections que les mobiles décrivent, doitêtre enfin à la fuite d’un tems quelconque, si inclinée ou si ap-prochante de la verticale, qu’clle seroit presque verticale dans lapratique ; car il resulte évidemment que puisque les vitesses dimi-nuent à chaque instant d’une quantité , dans quelque rapport quesoient ces quantités , il doit necessairement arriver que îa sommedes destructions totales fera sensiblement égale à la vitesse initiale ;& par conséquent le mouvement accéléré n’augmentant plus qued’une infinitiéme d’un instant à l’autre, seroit seul régulier & uni-forme ; il ne faudroit pas même un tems infini pour le pouvoirconsidérer pour tel ; car dès que l’augmentation de la vitesse accé-léréé seroit exprimable par une ligne dont la grandeur, à cause desa petitesse, seroit peu considérable en la comparant à l’espaceparcouru dans un instant quelconque fur la ligne de chûte , lacourbe seroit exprimable par une ligne droite ; 6t par conséquentìa vitesse de la chûte seroit sensée uniforme.
Monsieur l’Abbé Deydier, à qui j’ai communiqué mon sistême >m’ayant fait faire des réflexions très judicieuses, furies differen-tes opinions qu on peut former fur la résistance, qui lui paroissentmême decidees par les plus habiles Géomètres; j’ai jugé à proposde m en tenir a preíept a une simple pratique , pour éviter les