IX
PREFACE,elles font immédiates, & n’ont besoin d'aucune correc-tion. Cet instrument & fa théorie offrent, sous ce pointde vue, les moyens les plus commodes, & les seulspraticables pour le genre d’observations nécessaires ailnivellement du globe ; mais il faut convenir que dans lapratique , les causes phystques opposent les plus grandsobstacles à ce qu’on obtienne des résultats exacts.
Dans l’ufage qu’on a fait jufqu’ici du baromètre pourniveler, on s’est presque borné à déterminer les diffé-rentes hauteurs des montagnes , fans doute par les diffi-cultés qu’oppofent les variations de f atmosphère : & eneffet quelques heures suffisent pour observer la hauteurd’une montagne ; & il est aussi facile de s’assure r fi l’atmo-sphere a eu des variations dans cet intervalle, que d’yavoir égard. Mais dans l’application de cet instrumentpour niveler le terrein, tous les inconvénients semblent soréunir pour s’oppofer à son usage. Les moyens dont jeme fuis servi pour m’affurer de l’exactitude de mes ob-servations , seroient ici trop longs à détailler. J’en fis1 application pour la premiere fois dans les Vôges en1754 > & ce so* avec le plus grand succès. Je me trou-vois dans les circonstances les plus favorables : l’étenduedu pays que j’observois, n’occupoit qu une vingtainede lieues ; j’avois des Cartes très exactes , & un ba-romètre de comparaison au centre de mes opérations.Dans mon voyage de Sibérie, j’étois dépourvu de toutesces ressources : je n’ai pu que très rarement faire usageavec exactitude d’observations correspondantes : j’ai étéTome /. b